Changer : comment prendre la décision ?

Cela fait des jours que je ne dors plus correctement, mon cerveau ne s’arrête jamais de tourner, il est à plein régime.
Cette décision à prendre me hante, mais c’est la peur qui me paralyse. La peur de ce qui pourrait se passer si je me lance, si je décide sciemment de quitter ce boulot qui ne me rend plus heureuse, pour suivre une nouvelle voie. La peur de l’échec, aussi au fond peut-être la peur du succès, la peur du jugement, la peur de manquer

Après m’être presque convaincue que le choix de la sécurité était le bon choix, c’est un mail de ma coach qui a su enfin dissiper le brouillard dans lequel j’étais happée.
Il comportait un lien vers une vidéo TEDx de Tim Ferris (l’auteur américain du best seller  » La semaine de quatre heures « ) qui parlait de définir ses peurs plutôt que définir ses buts,
En quinze minutes, absolument inspirantes, j’ai pris conscience de ce qui était réellement important dans ce dilemme qui me poursuivait depuis des semaines… Voici pour vous, un débriefe.

Se focaliser sur ses peurs avant de se focaliser sur ses objectifs

Pourquoi se focaliser sur ses peurs ? Parce que c’est la peur qui nous empêche d’avancer et de passer à l’action. En l’occurrence, qu’est-ce qui vous empêche d’avoir cette discussion sérieuse, ou de faire ce choix là plutôt que l’autre…?

La méthode pour définir ses peurs

Il faut tout d’abord, dans cet exercice, faire le tri de ce sur quoi, dans notre problématique, nous avons le contrôle et ce sur quoi nous ne l’avons pas, ce qui n’est pas de notre ressort. Il convient alors de se focaliser uniquement sur ce sur quoi nous avons 100% le contrôle. Dans mon cas, c’est ma décision de changer de travail, même si elle impacte d’autres personnes, j’ai 100% le contrôle sur ce choix.

Tim Ferris explique que cette technique, qu’il a utilisée dans les moments les plus difficiles de sa vie personnelle et de sa carrière professionnelle, l’a aidé à prendre les meilleures décisions, qui ont aussi été les plus difficiles à prendre. Comme il l’explique, nous passons plus de temps à souffrir dans notre imagination que dans la vraie vie. Nous retournons dans notre tête toujours les pires scénarios, la réalité souvent étant moins dure que nos propres illusions. Cette souffrance mentale que nous entretenons ne peut se résoudre dans notre tête si elle continue à être nourrie par nos peurs.

1/ Lister les pires cas de figures

  • Imaginez une décision difficile que vous devez prendre actuellement, qui vous occupe l’esprit. Lister sur une première page de une à vingt des pires choses qui pourraient se passer si vous faites ce choix.
  • Sur une deuxième colonne en face de chaque choix, indiquer une action qui pourrait baisser l’impact si cette chose venait à se passait.
  • Sur une troisième colonne que pourriez vous faire pour réparer la situation si cette chose arrivait ou bien à qui pourriez vous demander du support ou des conseils.

2/ Lister les bénéfices

Sur une deuxième page, faire une liste des bénéfices à faire ce choix, à prendre cette décision.
Il s’agit là sur une dizaine de lignes de lister les cotés positifs, les bénéfices et opportunités ouvertes si vous suivez ce choix.

3/ Evaluer le coût de l’inaction

Cette troisième page est certainement la page la plus intéressante, qui mérite du temps. Sur cette page vous décrivez à quoi ressemblerait votre vie dans 6 mois, ou 12 mois ou plus, si vous ne faites rien, si vous ne faites pas ce choix. Décrivez tous les éléments de votre vie: votre aspect physique, votre santé, votre moral, votre situation financière, votre vie de famille, vie sociale, votre travail…

Ainsi vous aurez une image pondérée de l’impact lié à ce choix. Avec les risques et les filets de sécurité associés versus le risque de ne rien faire.

En ce qui me concerne, la partie que je n’avais jamais vraiment explorée était le coût de l’inaction et c’est celle qui m’a profondément ouvert les yeux. Même si au fond, je le savais, je pouvais apercevoir une ombre à l’horizon, l’ombre de moi-même qui me hantait, si je restais dans cette voie. Cette voie de la raison où je me perdais et m’enterrais un peu plus chaque jour.
C’est sans doute pour cette raison que je ne voulais pas regarder la réalité en face. Car cette vision de ma vie à venir, si je ne faisais rien, me faisait si peur que la considérer revenait à prendre cette décision de changer (changer, cette autre décision qui réveillait toutes mes peurs…).
Mais une fois tout posé sur le papier, il m’a paru évident que le plus gros risque que je prenais était celui de ne rien faire.

Comme le dit Tim Ferris, le choix le plus difficile à faire est certainement le bon. Nos plus grosses peurs cachent les plus gros enjeux et les plus gros challenges ne se résolvent pas avec des conversations faciles.

 « Easy choices, Hard Life. Hard choices, easy life »

Jerzy Gregorek

Maintenant, posez vous la question : dans quels éléments de votre vie il est aujourd’hui plus important de définir vos peurs, plutôt que vos objectifs ?

Pour aller plus loin :

Le lien vers le TEDx de Tim Ferris.

2 réflexions au sujet de « Changer : comment prendre la décision ? »

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