Le yoga et la méditation | reconnexion à soi

Voici le texte dans sa globalité écrit par Béatrice, déesse de la transformation par le yoga (c’est nous qui la nommons ainsi, pas elle-même 😁) dont un extrait est paru dans le cahier spécial Changement sorti en juillet (pour se le procurer, il suffit de nous le demander en nous contactant ou de s’abonner au blog).


Le yoga et la méditation permettent, en travaillant simultanément sur le corps physique et le mental, de dissoudre la notion d’Ego, source de nos souffrances et potentiels blocages. En effet, l’Ego construit et nourrit son identité dans le regard extérieur.
A l’inverse de l’Ego, le yoga et la méditation nous amènent dans une introspection profonde pour se nourrir  » de l’intérieur « .

TRansformation et yoga

En sanskrit, Yoga signifie UNION (du corps, de l’esprit et de l’âme) mais aussi SéPARATION (du Soi et du Non-Soi)

Contrairement à ce que beaucoup pensent, le yoga n’est pas un sport en ceci qu’il n’exige pas de résultat, ni de performance ou d’objectif à atteindre. 

Le yoga est un chemin vers la connaissance et l’amour de soi et nous amène donc à travailler sur :

  • le respect de ses limites et l’envie de les dépasser
  • l’acceptation de soi, tel que l’on est
  • le souhait de devenir meilleur, d’améliorer certaines choses en nous
  • l’impermanence de toute chose : tout change  y compris nous-mêmes
  • la capacité à changer ce qui ne nous convient pas ou accepter ce que l’on ne peut changer ; et pour autant de décider de la vivre de manière sereine, voire positive (voir dans ce que l’on considère comme une difficulté, une leçon ou un apprentissage que l’on peut en retirer)

Concrètement :

  • L’attention portée sur les sensations du corps pendant la pratique des asanas (postures), reconnecte l’esprit au corps physique et nous apprend ainsi à reconnaître et à respecter nos limites, nos émotions (qui se traduisent dans le corps par des crispations, des tensions musculaires), pour ensuite avoir envie de les dépasser selon nos capacités personnelles à un instant T, sans forcer au risque de nous blesser (transposable à toute situation de la vie courante). 
  • Dans le même temps, lorsque les postures sont tenues le temps de plusieurs respirations (en général 5 à 10 respirations), l’observation de ses pensées permet de prendre conscience de ses mécanismes  (le mental a tendance à s’agacer, à vouloir abandonner…) puis de travailler notre endurance pour dépasser son envie d’abandonner, sans vouloir forcer si cela ne nous semble pas possible. 
  • La respiration permet de vivre dans l’instant présent, là où les pensées voyagent dans le passé ou le futur, et créent et entretiennent les émotions négatives qui empêchent d’avancer (déception, tristesse, frustration, anxiété, peur…). Je suis concentré sur le présent : je suis ici et maintenant. 

L’alignement et l’équilibre Corps-Mental-Âme renforce la confiance en soi, l’esprit brouillé devient plus clair et augmente notre capacité à analyser avec lucidité : L’inconnu et le changement n’effraie plus, nous avons cultivé suffisamment de force intérieure pour être capable de trouver les solutions à n’importe quelle situation sans créer d’anxiété excessive.

transformation et méditation

La méditation, comme le yoga, permet de réaliser un travail d’introspection :

  • l’observation des pensées compulsives du mental permet de les identifier et donc de les maîtriser,
  • idem pour nos émotions, qu’on apprend à apprivoiser et à accepter telles qu’elles sont sans jugement.
  • Des techniques de visualisations, de respirations, de relaxation profonde permettent d’atteindre plus facilement certaines régions du cerveau (le subconscient, entre autres) pour le «muscler» et le «reprogrammer», qui a toujours tendance à voir plus de négatif que de positif.

Se connaître soi-même tel que nous sommes réellement (dans nos aspects lumineux, comme les plus sombres qu’on a souvent envie d’occulter), et non plus dans ce que nous représentons dans le regard des autres (parents, amis, société etc.). C’est ce qui permet de s’accepter et de s’aimer pleinement.

C’est lorsque nous n’avons plus besoin de validation extérieure (que ce besoin soit conscient ou inconscient), que nous pouvons alors faire des choix (petits ou grands) qui nous correspondent véritablement et que le changement n’est plus perçu comme risqué ou négatif, mais comme un élément nécessaire à notre bien-être. 

En apprenant à écouter notre voix intérieure, à accepter qui l’on est et ce que l’on ressent sans jugement, nous apprenons à explorer nos limites et à les repousser à notre rythme, et donc à se rendre compte que derrière la peur de l’inconnu, il existe des choses merveilleuses à expérimenter si nous osons affronter ce qui nous fait peur, pour réaliser que ces peurs n’étaient pas justifiées.

Lorsque nous cessons de vouloir prouver quoi que ce soit, à qui que ce soit, nous cessons d’écouter notre raison pour écouter notre cœur et notre intuition. Eux-seuls savent réellement ce qui nous rend heureux. Encore faut-il prendre la peine d’écouter ce qu’ils ont à nous dire, dans une société qui rationalise tout, y compris les émotions et les sentiments. C’est alors seulement, que l’on acquiert suffisamment de confiance en nous et en notre intuition que l’on est capable d’accepter le positif et le négatif en toute situation. Le changement devient non seulement possible, mais aussi source de joie car l’inconnu devient alors un terrain d’exploration et d’apprentissage. 

Dans le yoga, comme dans la méditation, tout changement commence par un changement intérieur. 

Pour aller plus loin :

Vous pouvez suivre Béatrice sur Linkedin, en attendant la sortie de son site internet. Elle enseigne le yoga aux particuliers en région parisienne ainsi que des ateliers QVT aux entreprises.

Pourquoi est-ce si dur de changer de vie ?

Intéressons nous à la sociologie du changement.
Pourquoi est-il si difficile de devenir quelqu’un d’autre, notamment aux yeux des autres ? Serait-ce aussi dur de changer sans le poids de l’environnement social ? Compliqué d’assumer un changement radical auprès de ses parents, auprès de son cercle d’amis, de connaissances … et de soi-même !

Il n’est pas question là d’ascension sociale, qui tendrait à faire penser qu’être cadre sup. vaudrait mieux qu’être un artisan, mais de changement social (changement de groupe social auquel nous appartenons, changement de classe sociale), un changement assez profond pour qu’il y ait rupture. C’est valable pour un changement de travail « radical » tout comme une (re)conversion religieuse.

Pour illustrer ce changement, ici un article sur Pedro Correa, l’ingénieur devenu artiste photographe.

La force du déterminisme social

Le contexte socio culturel dans lequel nous évoluons influence notre comportement, quoi de plus normal, c’est ça le déterminisme social.
Nous n’en avons pas forcément conscience. Nous pensons agir totalement librement et selon notre libre arbitre, alors que ça n’est pas le cas. Comment s’avouer qu’un rôle social nous est assigné et que cela est le fruit du déterminisme social ? Car le déterminisme social, c’est aussi par exemple la domination masculine et les siècles de patriarcat avec les règles implicites attribuant telle ou telle responsabilité, obligation, à l’homme ou la femme.

La socialisation primaire

Selon l’approche traditionnelle, la socialisation primaire (dans l’enfance) se fait principalement dans la famille, à l’école, en collectivité, période durant laquelle les normes sont acquises par un phénomène de conditionnement et d’intégration de celles-ci (une fois normalisées, l’individu pense qu’elles sont le fruit de sa propre conscience).

L’habitus et le capital social

L’habitus en sociologie est une espèce de manière d’être, de penser, une « disposition de l’esprit ». Il est acquis tout au long de la vie.
Le sociologue Pierre Bourdieu parle d’un capital social partagé par les personnes appartenant à la même classe sociale. Il détermine cet habitus, les comportements à adopter et les limites au delà desquelles il n’est pas « convenable » d’agir. Il est présent dans tous les domaines (loisirs, travail, éducation…)

Le capital social selon Pierre Bourdieu en 1979, une caricature de ce qui est attendu de nous ?

Déterminisme, socialisation, habitus et capital social… Prendre conscience de ces phénomènes n’est pas évident, aller à leur encontre peut être d’une certaine manière ressenti comme aller à l’encontre de sa propre nature…

La mobilité sociale, pas toujours bien vécue

La névrose de classe et transfuge social

Le transfuge social, transfuge de classe ou encore transclasse, désigne un individu qui a changé de milieu social au cours de sa vie, que ce soit par un mariage, par un emploi, par l’école… Nombre de ces individus rapportent le fait d’être ramenés constamment à leur milieu d’origine, par ceux qu’ils ont rejoints comme par ceux qu’ils ont quittés.

La névrose de classe (Vincent de Gaulejac, 1987), terme repris plus tard par Pierre Bourdieu, désigne les difficultés qu’éprouve un individu lorsqu’il change de classe sociale (grâce à l’école par exemple). C’est le passage d’une classe sociale à l’autre, vécu comme un éloignement du milieu d’origine et de l’éducation donnée par les parents, une rupture.

Pierre Bourdieu, lui même petit fils de métayer et fils de facteur en province, inclut dans le terme héritage plus que l’aspect économique : le nom de famille, le réseau de relations, le niveau culturel… En changeant, ce patrimoine ne disparaît pas par magie. Bien souvent les autres sont là pour vous le rappeler. Dans son oeuvre « Esquisse d’une socio analyse » il décrit la manière dont il a ressenti les différences sociales dès le lycée :

La violence des interactions prenait souvent la forme d’un racisme de classe appuyé sur l’apparence physique ou le nom propre, écrit-il. Tel qui devint mon principal rival dans les classes terminales […] me blessait souvent en prononçant mon nom à la manière des paysans du pays et en plaisantant sur le nom, symbole de toute l’arriération paysanne, de mon village. 

Pierre bourdieu – Esquisse d’une socio analyse

Le changement : Un mauvais moment à passer ?

de la réflexion à la prise de décision

On est peut être un peu dans le rêve, dans le fantasme, mais c’est aussi ce qui va permettre l’action. La quête identitaire. C’est l’introspection et la pensée créatrice.
Une fois la réflexion passée, Il y a la prise de décision. Un choix identitaire à faire, pour être plus en phase avec soi même.

Le passage à l’action

Vient le moment de l’action.

Il est naturel de chercher l’approbation de ses pairs… Mais au moment de l’action, il ne faut plus faire attention au regard des autres (souvent paralysant). Donner moins de poids à l’environnement, aussi difficile que ce soit, pour un temps seulement. L’action est l’action. L’indécision était le moment avant, au moment de la prise de décision.

Lors de ce voyage transformateur, nous allons rencontrer des personnes qui suivent le même chemin que nous, celui du changement. C’est comme un groupe Facebook, nous sommes animés par le même désir, alors il est étonnamment facile de communiquer.

ET LE REnouveau

Lorsque nous prenons la décision de changer radicalement (déménager dans un autre pays…), nous quittons une situation connue pour en atteindre une autre, mais entre ces deux phases, il y a le moment du changement, la phase incertaine et imprévisible, excitante, effrayante et parfois désagréable.
Nous redémarrons parfois de zéro et c’est une sensation vraiment déplaisante. Mais, où que nous allions, nous emportons nos bagages avec nous, il ne s’agit pas de faire table rase de notre identité !

S’agirait-il en fait juste d’enfiler de nouveaux habits ?? ⬇⬇

Changer : Plonger dans l’eau, quitter ses vieux habits et devenir quelqu’un d’autre

Reprenons l’exemple de l’ingénieur devenu photographe. Nous pouvons imaginer la réaction de son entourage à l’annonce de cette reconversion. Passer d’un train de vie confortable et d’un statut reconnu à des revenus incertains dans une profession où peu réussissent à en vivre.
Sa réflexion a été de penser que cette passion devait devenir son métier, qu’il serait plus heureux ainsi. Il a pris la décision de changer et l’a fait. Il a du traverser des rivières d’incertitude. (Aujourd’hui il est exposé et vend ses œuvres de 3 000 à 10 000€ pièce.)

Si nous considérons le poids du déterminisme sociale, la névrose de classe etc., changer devient alors le fruit d’une lutte et non le simple passage à l’acte.
Puisque nous parlons de conditionnement, changer de vie implique forcément un déconditionnement.
Changer veut alors dire bousculer l’ordre établi et ce qui est attendu de nous. C’est pour ces raisons qu’un changement radical est difficile à aborder.

Mais déterminisme ne veut pas dire fatalité.
Changer de vie implique un travail identitaire, entre soi et soi et entre soi et le reste du monde, c’est une phase entre deux autres phases. A aborder petit pas par petit pas.

Le discours de Pedro Correa à de jeunes diplômés ingénieurs

Pour aller plus loin :
La lutte des transclasses, un article de Libération

A lire et a relire cet été

Parce que certains nous connaissent depuis peu et parce que d’autres vont avoir un peu de temps libre les prochaines semaines, nous vous avons concocté un récap de nos articles et des liens qui s’y trouvent, vers des livres, des émissions radio, vidéos et conférences, il y a de tous les formats.

LA Créativité

Un peu de poésie

Définition de la créativité

Sommes-nous tous créatifs ? Qu’est ce que la créativité ?

Des outils d’aide à la créativité

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L’identité

La multipotentialité qu’est ce que c’est ?

Connaissance de soi

Mieux se connaître grâce à une couleur ?

Notre relation au temps

Un article sur notre rapport au temps, qui nous joue des tours jusqu’à parfois nous faire souffrir.

notre rapport au travail

trouver sa zone de génie

la vulnérabilité

Le développement personnel

Hypersensible, et alors ?

Le perfectionnisme, cette plaie

Le cerveau est un magnifique outil qui permet à l'humain de pouvoir s'adapte

La plasticité : le pouvoir du changement

la plasticité

Mieux connaître l’inconscient

se reconvertir

Dans l’article sur la reconversion professionnelle, le lien vers le site des déviations.

Les relations toxiques au travail

Un témoignage sur le pervers narcissique dans le monde du travail.

Prendre la décision de changer

des techniques qui aident le changement

DES TECHNIQUES QUI AIDENT

Et vous ? Que lirez-vous ou quelle conférence regarderez-vous ces prochaines semaines ?

être hypersensible : ça veut dire quoi ?

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C’est à la mode, on en parle beaucoup sur le web et dans les rayons de développement personnel. Ce qui est nouveau c’est justement qu’on en parle. Mettre un mot sur cette spécificité est souvent vécu comme une libération par les personnes concernées. Quinze à vingt pour cent de la population serait hypersensible. C’est considérable n’est-ce pas !

Me savoir hyper sensible n’a rien changé à ma vie quotidienne mais m’a aidée à comprendre des choses.
Découvrir alors qu’on était quinze à vingt pour cent de 66 millions soit à peu près 10 millions en France m’a clairement enlevé un poids.

Qu’est -ce qu’un hypersensible ?

Un hypersensible est une personne qui vit certains choses de manière plus intense que la moyenne.

De prime abord quand on pense sensibilité et hypersensibilité on suppose qu’il s’agit de la perception des émotions (alors que les émotions sont du registre de l’émotivité) sans se douter que les cinq sens peuvent aussi être concernés.

Voici un ensemble de critères (et non de symptômes, le mot symptôme étant réservé aux maladies) démontrant une hypersensibilité et ou une forte empathie (les deux sont souvent liées). On n’est pas forcément concerné par tous les critères.

  • Être facilement submergé par une forte émotion
  • Ressentir le mal être des autres et ce qu’ils ressentent en général
  • Tendance à être sensible, très sensible à la douleur
  • Besoin de s’isoler pour se soulager du tumulte
  • Se sentir agressé par les lumières vives
  • Être dérangé par les bruits forts
  • Profond sentiment de fatigue
  • Odorat sensible
  • Sensibilité aux matières ou tissus rugueuses

Pour ma part, plus jeune, on m’a souvent décrite comme « écorchée vive », comme « éponge » aux émotions des autres. Ce que les personnes ont pu dire de vous enfant peut vous aiguiller.

Pensez à vos parents, si vous êtes hypersensible il est possible que l’un d’eux le soit aussi.

D’où vient l’hypersensibilité ?

Certains pensent que cette caractéristique est innée, que l’on naît avec. D’autres que cela provient de l’éducation, de la vie intra-utérine ou de l’enfance.

A mon avis c’est un peu des deux ; je pencherais pour une certaine hérédité. Hérédité par les gènes et transmission par l’éducation par le parent lui-même hyper sensible. Bon je précise que je n’ai aucune compétence en génétique, ce n’est que mon avis.

L’hypersensible est-il un inadapté ?

Non ! Le monde est rempli de gens différents les uns des autres ! Puis adapté à quoi ?! Une personne remplie de finesse m’a dit il y a peu de temps que si on ne parvenait pas à rentrer dans le moule, peut-être était-ce celui-ci qui n’était pas bon.
Tout le monde a des situations où il se sent moins à l’aise.
Evidemment il y a de degrés d’hypersensibilité, je ne veux pas généraliser quelque chose qui ne peut pas l’être.
Peu à peu, avec les études menées sur le sujet, on est passé d’une pathologie à un trait de caractère, grand bien nous fasse !

Une fois cette caractéristique identifiée, il faut prendre la mesure de ce que cela peut représenter.
Peut-être que cela peut expliquer certains de vos comportements dans le passé. Des comportements que vous ne vous expliquiez pas et qui pourraient en fait avoir été une réponse à des stimuli dans votre environnement.

Quoi faire quand on pense être hypersensible ?

Certains conseillent de consulter un psychologue pour identifier l’origine du trouble (l’hypersensibilité est définie par certains comme un trouble de la personnalité). Dans la mesure où cela n’empêche pas la personne d’avoir une vie sociale je ne vois pas l’intérêt mais chacun son histoire et ses besoins, cela peut dépendre de l’âge aussi.

Encore une fois la plupart du temps il ne s’agit à mon avis pas d’un trouble ! Cela équivaudrait à envoyer quinze à vingt pour cent de la population chez le psy. Je doute qu’il y ait assez de psychologues disponibles pour cela.

S’adapter

(J’ai personnellement testé la plupart de ces pratiques)

  • Pratiquer une activité qui permet de réguler son flot d’émotions : la méditation, le yoga et le sport en général.
  • Apprendre à se protéger dans certaines situations : repérez les personnes ultra négatives dont vous pourriez vous approprier les émotions sans vous en rendre compte. Apprendre à vous distancier des émotions des autres. Mettre une barrière.
  • Échanger avec ses proches : expliquer que vous avez besoin de temps de repos parfois, pour vous isoler.
  • Concernant la luminosité avoir simplement ses lunettes de soleil toujours à proximité. Prenez-les avec indice de protection élevé si possible.
  • Les bruits ? Vivre dans un endroit isolé ? Je sais que ça n’est pas toujours possible. Sinon, le casque antibruit ? Mais là, on se coupe carrément de l’environnement.
  • Porter du coton à même la peau si vous remarquez une sensibilité de ce côté-là.

Développer une résilience émotionnelle

S’adapter veut aussi dire développer et travailler une certaine résilience émotionnelle :

Le monde sera toujours ce qu’il est avec sa part de violence et d’injustice. Quant à vous, vous serez toujours hypersensible et vos réactions et ressentis plus ou moins mesurés.

Etre résilient signifie accepter cette réalité, ne pas culpabiliser, ne pas l’ignorer.
Il est préférable d’apprendre à ne pas se faire dominer totalement par ses émotions sans les contrôler totalement ou vouloir les « effacer ».
Personne ne souhaite l’absence d’émotions pour être plus heureux. L’apathie est le contraire même du bonheur.
Accueillir ses émotions avec bienveillance. Cela fera l’objet d’un autre billet (pour être sûr de pas le rater, le mieux est de vous abonner).

Valoriser ses points forts

Prendre la mesure de ce que représente le fait d’être hypersensible veut aussi dire connaître les manifestations qui y sont associées, chez vous. Quel hypersensible vous êtes-vous ? Dans quelles caractéristiques vous reconnaissez-vous ?

L’hypersensible est dit doté d’une forte intuition, grande empathie et sens créatif. Dans l’univers professionnel on parle beaucoup des softs skills, avec ces trois qualificatifs on est en plein au cœur du sujet. Ces capacités peuvent bien évidemment servir dans la sphère personnelle.

Ne faites pas qu'observer ces qualités 🙏 développez-les 🙏 

Ecoutez votre intuition,
cultivez votre empathie,
développez votre créativité !

Vivre avec un hypersensible

Un compagnon hypersensible

J’en ai parlé à une bonne amie, c’est tout. Une personne de confiance. Je n’en ai pas parlé avec mon mari. C’est mon choix. Parler de son hypersensibilité à quelqu’un qui ne l’est pas revient à passer pour hyperbizarre (cela ne relève que de mon point de vue personnel).
Cela n’empêche pas mon mari de connaitre toutes ces facettes un peu spéciales de moi, sans les nommer, et je sais qu’il les (supporte) respecte.
N’oublions pas que nous sommes tous des êtres sensibles. La plupart des hypersensibles le sont juste un peu plus dans certains domaines.

Si j’avais un conseil à donner au compagnon d’un hypersensible, c’est de ne pas en faire une maladie. Les règles ne sont pas différentes de celles d’un autre couple : respecter et accueillir l’autre dans sa différence.

Avoir un enfant hypersensible

Là en revanche je conseillerai aux parents d’être attentifs aux besoins de leur enfant s’ils soupçonnent une hypersensibilité. Si l’enfant montre une souffrance, l’emmener parler avec un psychologue.
Guetter les signes d’une empathie très prononcée par exemple, dans le but de lui apprendre à dissocier ses émotions de celles des autres.
Pour développer ce dernier point, l’éducation d’un enfant hypersensible et ses spécificités, j’espère que le sujet continuera d’être abordé, d’intéresser le plus grand nombre et que plus de recherches seront menées.

Stimulez vos sens, vibrez,
sentez-vous vivants

Je m’adresse à présent à vous chers abonnés et lecteurs : vous reconnaissez-vous dans ces traits de caractère ? Voudriez-vous bien partager cela en commentaire ? 🙏

Pour aller plus loin :

Un petit livret sous forme de bd, créé par un hypersensible et qui traite du sujet.

Un livre sur l’hypersensibilité que j’ai bien apprécié. L’auteur met souvent en parallèle intelligence émotionnelle et hypersensibilité. Sur ce point je mettrai un bémol. Tout mélanger n’est pas favoriser la compréhension de ces « nouvelles particularités ». « Hypersensible et heureux » de Imi Lo

Développement personnel : la nouvelle arnaque à la mode ?

Le développement personnel, une arnaque ?

Aujourd’hui il y a des coachs en tout. En nutrition, en éducation, en reconversion, coach de vie … Souvent des personnes dans une seconde partie de vie, après une carrière professionnelle, mais cela concerne même de jeunes personnes sortant de l’école ! Pas question d’en vouloir à ces jeunes individus souhaitant aider leur prochain mais est-il possible de guider l’autre en ayant si peu d’expérience de la vie ?

Les livres de développement personnel font la une dans toutes les librairies. Les sites web, les formations sur le web fleurissent ; tout pour que vous vous sentiez mieux.

Comment faire le tri ? Est-ce devenu tellement lucratif que rien ne vaut plus d’être entendu ou lu ? Tout a-t-il déjà été dit ?

Qu’est-ce que le développement personnel ?

Le développement personnel est un ensemble hétéroclite de pratiques, appartenant à divers courants de pensées, qui ont pour objectif l’amélioration de la connaissance de soi, la valorisation des talents et potentiels, l’amélioration de la qualité de vie personnelle, la réalisation de ses aspirations et de ses rêves.

Définition du développement personnel sur Wikipedia

En fin de compte, pas de quoi être surpris de son succès, si ? Le développement personnel, n’est-ce pas une des composantes de recherche du bonheur ?

Développement personnel : miracle ou arnaque ?

Ni l’un ni l’autre !

Pour Julia de Funes, philosophe et conférencière, il s’agit d’une imposture : impossible de se réinventer lorsqu’on est bordé par un coach ou par une recette miracle : La confiance en soi en 10 leçons, 3 ingrédients pour recette du bonheur … Tous ces manuels sont formatés, alors que le développement personnel se voudrait « personnel » justement…

Elle suggère de s’appuyer sur ce que disaient les grands penseurs, les philosophes, remontant pour certains à l’antiquité, pour se faire une opinion sur les choses, plutôt que sur tous ces nouveaux gourous du moi. La philosophie questionne et permet à chacun de se faire sa propre pensée, elle veut élever l’homme et le rendre libre.

Ici nous sommes d’accord avec Julia de Funes. Il est important de cultiver son esprit critique et sa libre pensée. Un coach ne doit pas vous dire qui vous êtes, il ne doit pas non plus se mettre dans la peau du thérapeute. Le thérapeute quant à lui doit mesurer sa responsabilité vis à vis de la personne lui demandant une aide. Tellement de thérapeutes fleurissent çà et là, aux techniques très diverses, normal de s’interroger.

Nous aimons la philosophie (du grec ancien, amour de la sagesse, amour de la science) qui réfléchit sur le monde de la pensée pour accéder au monde de la sagesse ou mieux comprendre le sens de la vie. Sans oublier que la philosophie a aussi ses dérives ! Certaines sectes n’hésitent pas à s’en servir.

A quoi ? A qui se fier pour se faire accompagner ?

A son 👀 Esprit critique 👀 !

Ne rejetons pas tout en bloc pour autant. Il convient d’avoir un œil critique envers ce que nous découvrons. Nous aimons lire certaines œuvres qui nous feront du bien, tester certaines techniques qui nous accompagneront vers le changement tant désiré. Nous adorons autant le développement personnel que la philosophie, la philosophie n’étant pour nous qu’un moyen parmi d’autres d’accéder à un épanouissement et à une meilleure connaissance de nous-même. Nous apprécions l’idée de partager avec d’autres ce que nous avons appris afin de les faire profiter des bénéfices.

Peut-être cette recette a marché avec nous mais ne marchera pas avec vous ?  Nous sommes tous différents. Le développement personnel ne connait pas de règle applicable à tous. Puisque d’ailleurs ce terme contient le mot « personnel », antinomique d’une certaine standardisation. Et pour autant si on n’en parle pas, si on ne partage pas ses découvertes, comment en faire profiter les autres ?

Selon nous, c’est la connaissance de soi couplée à un esprit critique ainsi qu’un peu de curiosité qui vous guideront vers les bons outils et les bonnes personnes.
Mieux on se connaît mieux on saura si telle ou telle technique est susceptible de nous convenir.

En dehors de la technique, il y a l’homme, le coach, le thérapeute, quelle est sa promesse ? M’a-t-il été recommandé ? Fait-il écho à ma propre recherche du bonheur, est-il crédible à mes yeux ? Quelle méthode me propose-t-il ? Le doute subsiste ? Rien ne vous empêche de vérifier sa formation. Il ne s’agit pas de se méfier de tout et de tout le monde, un « bon coach » va vous guider merveilleusement et ce sera un accélérateur d’épanouissement. Il serait dommage de s’en priver.

Les dérives liées au développement personnel

Pas de garantie de résultat à 100% mais quel mal y a-t-il à tester une nouvelle méthode d’organisation, une pratique pour améliorer sa santé …

Pas de mal à se faire du bien !

Il y a les dérives sectaires, celles de praticiens ou auteurs peu efficaces, mais il y a aussi le danger qui vient de nous, en tant que personne intéressée par le développement personnel.

Auto centrage

A trop y réfléchir nous en oublions le reste du monde ! Oui à la remise en question, oui à la quête du bonheur, mais le bonheur est un ensemble complexe qui ne se situe pas qu’à l’intérieur de nous ! Il ne faut pas tomber dans l’extrême où l’on ne focalise son attention que sur son intériorité.

Culpabilité

A entendre ou lire toutes ces recettes du bonheur, toutes les injonctions ( 🥂 Soyez positifs 🥂 Soyez zen 🥂 Rangez votre maison 🥂 ), on peut se sentir malheureux de ne pas y parvenir. Cela génère des attentes et nous met en situation d’échec.
Nous souhaitons si fort un changement qui ne vient pas (ou pas instantanément comme on peut le lire dans certains livres). Nous nous comparons aux autres et cela nous rend malheureux.

Appliquez-vous à garder en toute chose le juste milieu.

Confucius

Le bon équilibre consisterait à développer/conserver son esprit critique, à intégrer le fait qu’aucune méthode ne peut garantir convenir à tous les individus dans leurs unicités (tant pis si ça ne marche pas avec moi !) et à ne pas démesurément se centrer sur soi, dans une quête sans fin et culpabilisante.

Pour aller plus loin :

Le livre de Julia De Funes sur le sujet Le développement IM-personnel
Lien vers le livre Happycratie de Edgar Cabanas et Eva Illouz sur l’industrie du bonheur

Accélérer le changement par l’hypnose ?

Suite à l’article où Anne nous dit avoir trouvé sa zone de génie, certains d’entre vous ont manifesté le désir d’en savoir plus sur la RTT qu’elle évoquait (Rapid Transformation Therapy).
Elle nous a concocté un article inspiré à ce sujet en nous en disant plus sur elle et sur sa pratique, en quoi cette technique amène le changement et de quel changement il s’agit. ⬇️⬇️

VOTRE VERSION 4.0
C’EST L’HEURE DE LA MISE À JOUR DE VOTRE CODAGE INTERNE


Vous avez exécuté la dernière mise à jour de votre téléphone. Vous avez installé la dernière version Microsoft Office sur votre ordinateur. Mais quand avez-vous mis à jour votre programme interne à vous ?

Notre cerveau est programmé

Imaginez-vous. Vous êtes dans une soirée, vous sortez votre téléphone pour envoyer un message et votre voisin de table dégaine son vieux Nokia 3310, en se targuant de toujours pourvoir l’utiliser ! Quelle est votre réaction ? Bon, le style peut être sympa, c’est vintage, par contre, il est plutôt limité en connectivité, il a toujours sa vieille carte mère à l’intérieur…

Alors, gardez cette même image pour penser à votre cerveau… Quand nous naissons, notre cerveau est vierge de toute programmation, et les sciences nous démontrent aujourd’hui que l’enfant, télécharge, du troisième trimestre de la grossesse à environ 7 ans, tous ses programmes comportementaux juste en observant son environnement. On appelle cela une forme d’hypnose, de transe, ou l’enfant est dans un état d’absorption totale de ce qui l’entoure. Cela s’observe par les fréquences d’ondes du cerveau qui sont appelées Théta, très proches des vagues de fréquence de la pleine conscience que l’on peut atteindre pendant la méditation.

Ces programmes, fruits de l’observation de nos parents, de nos frères et soeurs, etc… nous assurent d’intégrer les bons codes pour vivre au sein de notre communauté, pour assurer notre survie. Or si ces observations pendant ces 7 années contiennent des comportements négatifs, des paroles négatives, ou des comportements nocifs pour notre santé, ils sont eux aussi intégrés.

Ainsi quand la conscience arrive chez l’enfant, vers 7 ans, âge que l’on appelait l’âge de raison, le cerveau va pouvoir raisonner en utilisant tous ses programmes enregistrés jusque-là.

Les chercheurs disent que 70% de nos programmes téléchargés  entre la naissance et 7 ans sont négatifs et génèrent des comportements d'auto-sabotage.

Alors, gardez cette même image pour penser à votre cerveau… Notre cerveau ne différe pas tant que ça des programmes de nos ordinateurs, qui eux sont sont mis à jour réguliérement, pour les rendre plus rapides, pour corriger les bugs, ou installer de nouveaux programmes plus puissants…. Notre codage à nous peut aussi se mettre à jour facilement, à condition de prendre conscience de comment le faire….

Comment accéder à nos programmes internes ?

Quand j’ai commencé à m’intéresser au fonctionnement de nos habitudes, à comment les changer, à ce qui joue dans nos prises de décision, à la perception individuelle que nous avons de notre monde, je suis tombée dans les méandres du fonctionnement de notre cerveau.

J’ai découvert un monde fascinant, qui par moment peut sembler relever de la science fiction. Saviez vous par exemple que notre cerveau ne fait pas la différence entre un événement réel et un événement imaginé ? Cela annonce un peu la couleur de ce qui se passe dans les coulisses de notre tête…

Les sciences ont montré que nous utilisons notre esprit conscient pendant seulement 5% d'une journée, pour tout le reste nous      sommes en pilote automatique, dirigés par notre inconscient et    ses programmes.

Avant cela je m’étais intéressée à différents sujets comme la méditation, la PNL, l’analyse transactionnelle, l’EFT, mais la fascination pour ce que j’avais découvert du fonctionnement du cerveau m’a poussée à aller voir du coté de l’hypnose, moyen d’accéder à cet inconscient, ce système dans l’ombre qui nous régit sans que nous en ayons conscience…

En cherchant alors sur des méthodes d’hypnose, je me dirige initialement vers l’hypnose ericksonnienne, et puis entre deux je tombe sur des vidéos de Marisa Peer, psychothérapeute reconnue, qui présentait sa méthode de Rapid Transformational Therapy,  et qui partageait son point de vue (venant d’une psychothérapeute si reconnue, cela m’a clairement interpellée) :

Les thérapies qui durent des mois ou des années, sont obsolètes, les gens qui viennent en thérapie, n’ont pas envie qu’on leur demande chaque semaine comment ils vont, ils veulent être libérés de leur problème maintenant.

Marisa Peer

Elle a mêlé son expertise de psychothérapeute et son expérience dans le travail sur l’inconscient, en cette méthode absolument fascinante. Quand je suis tombée dessus, j’ai tout de suite compris que c’était cela que je devais faire, car elle apportait ce coté thérapeutique dans l’accès à l’inconscient, qui manque à mon avis cruellement dans les approches classiques. 

Comment nos programmes se créent ?

Pour faire simple, à partir de notre naissance, notre cerveau va enregistrer tout ce que nous vivons, et en déduire des croyances, qui ont pour but d’aider à notre survie. Des croyances très simples construites tout au long de notre vie, comme ‘je dois rester prés de ma mère, ma survie dépend d’elle’, ‘le feu brûle il ne faut pas l’approcher’, ‘la route est un danger je dois regarder avant de traverser’, … L’inconscient ne crée pas de bonnes ou de mauvaises croyances, il crée des croyances tout simplement. Il n’y a pas de binarité, de jugement. Il transcrit juste ce qui est ressenti dans l’expérience du moment.

Ainsi par exemple, on peut developper des croyances telles que ‘les chiens sont méchants’ si l’on a été effrayé par un chien enfant.

Mais vous pourriez me dire, nous avons tous été en face d’un chien qui aboie étant enfant mais nous n’avons pas tous la croyance que les chiens sont méchants, qu’est-ce qui fait que certains vont developper cette croyance? Excellente question, merci de l’avoir posée!

Tout va dépendre de l’émotion ressentie au moment ou cela est arrivé. Les croyances les plus fortes sont ancrées par des émotions fortes. Attention, des émotions fortes au moment ou l’on vit l’évènement, avec les yeux et le coeur d’un enfant, qui contrairement à un adulte qui est dans le mental, un jeune enfant est dans le ressenti le plus total, il est régit par ses émotions.

Reprenons le cas du chien, un enfant de 2 ans se retrouve devant un chien qui aboie, cet enfant qui à cet instant a son propre état émotionnel, absorbe en même temps tout ce qui se passe autour de lui comme les comportements de ses parents, l’ambiance, l’odeur, etc…

L’enfant de deux ans ne connait pas le danger, il va alors se fier à son environnement pour évaluer la situation. Prenons deux cas de figures :

  • L’enfant se met à pleurer, ses parents pris de panique confortent l’enfant par leurs voix et leurs comportements dans le fait qu’il y a eu un réel danger…. L’enfant ressent une détresse, une profonde peur. La croyance se crée que les chiens sont dangereux, son inconscient l’inscrit dans son codage interne, qui lui rappellera à chaque fois qu’il verra un chien, qu’il y a un danger, sa protection se fera par la peur, la peur lui empêchera d’approcher du danger, il sera ainsi protégé.
  • L’enfant se met à pleurer, les parents le rassure, sourient, le cajole, et pour lui montrer qu’il n’y a pas de danger, le font même caresser le chien, l’enfant se calme et ressent de l’amour, de la sécurité et même de la joie en caressant l’animal, la croyance établie se crée : j’ai du plaisir avec les chiens’.

Mais ce qui est crucial à comprendre, c’est que notre esprit cherchera toujours à renforcer et valider ces croyances, encore une fois pour notre survie, il voudra que l’on se rappelle toute notre vie que le feu brûle, ou que les chiens sont un danger, ce qui fait qu’à 30, 40 ou 50 ans nous sommes toujours régis par les programmes qui ont à peu prés le même âge que nous…

Pas d’obsolescence programmée malheureusement pour nos        croyances limitantes…

Mais cela inclue aussi notre environnement très proche, chez nous, dans notre foyer. La relation de nos parents avec l’argent, la communication entre eux, leur opinion sur nous, leur attention à notre égard… tout cela nous forme une vision du monde et surtout une vision de nous, de notre estime, de nos capacités… nous grandissons avec toutes ces croyances qui nous sont invisibles impalpables mais qui dictent tous nos comportements…

Je partage avec vous ce que m’a dit une femme, 45 ans, qui avait tellement d’idées et d’envie de partage avec le monde, mais qui vivait avec cette sensation d’impuissance, de devoir rester à sa place, qui ne se sentait pas la force d’affirmer ses propres opinions, qui restait dans l’ombre, au travail et dans sa famille.

Nous sommes revenus sur des événements de sa vie qui ont dessiné ses croyances, que les adultes avaient raison, que son avis ne comptait pas, que pour avoir l’attention de sa mère elle devait être sage, rester dans l’ombre… 

Elle a pris conscience de la raison pour laquelle elle avait ces schémas de comportements et a compris qu’aujourd’hui, en tant qu’adulte, elle avait le choix de remplacer ces croyances obsolètes. Elle a choisi de se libérer de ses chaines, de déployer ses ailes, d’oser être, d’oser dire, d’oser prendre sa place. Ce changement en elle a été magnifique et lui donne l’impression de commencer une deuxième vie, dans laquelle elle a le contrôle… Elle m’a dit à la fin de notre session de RTT , quelque chose de fascinant :

« J’ai l’impression de me réveiller d’un sommeil de 40 ans »,

Ces croyances peuvent prendre aussi des formes aussi plus sinueuses. Une jeune femme est venue me voir pour des crises d’eczéma. Dés lors qu’elle se retrouvait dans une situation ou elle était au contrôle d’un projet ou d’une tâche un peu stressante elle développait des crises, en pensant que c’était lié directement au stress de la situation. Nous avons mis en lumière la croyance qu’elle avait crée dans l’adolescence, qu’il y aurait toujours quelqu’un de mieux qu’elle, pour la surpasser, pour lui prendre la place. Une fois cette croyance mise à jour et éliminée, elle a pu vivre les situations stressantes beaucoup plus sereinement, et son eczéma a disparu peu à peu, car c’était la manière que son corps avait choisi de lui rappeler sa croyance, qu’elle serait toujours dépassée par quelqu’un d’autre. 

Une session de RTT vous donne l’opportunité de trouver la              croyance qui régit le comportement que vous voulez changer, et   de la changer pendant la séance et pendant 21 jours en écoutant  un enregistrement audio unique et personnalisé.

Il n’y donc pas d’âge pour se libérer de ses croyances d’enfants, que notre esprit à construit pour notre plus grand bien, mais qui à l’âge adulte, nous desservent plus qu’elle ne nous aident. 

Nettoyez votre codage interne, mettez à jours vos programmes inconscients pour être la version de vous-même la plus alignée avec qui vous voulez être ou qui vous voulez devenir. Rien n’est impossible pour celui qui souhaite réellement changer.

Pour en savoir plus :

Sur la RTT (Thérapie de Transformation rapide) avec Anne :

contact.odysseeinterieure@gmail.com – https://www.odysseeinterieure.fr/

Un livre sur les émotions, au titre évocateur : Vérités et Mensonges de nos émotions par Serge Tisseron

Nous sommes vulnérables

Un nouveau-né est un petit être vulnérable. C’est évident. Lorsque nous venons au monde, nous sommes tellement dépendants des personnes qui prennent soin de nous, nos parents pour la plupart du temps. Ensuite vient le temps de l’enfance, nous devenons plus forts, plus autonomes, mais nous sommes toujours fragiles.
Qu’en est-il de nous, adultes ? Que devient notre vulnérabilité ?

que devient notre vulnérabilité
Que devient notre vulnérabilité une fois à l’âge adulte ?

Notre rapport à la vulnérabilité

Un homme ne pleure pas, mon fils !
Il ne faut pas paraître fragile devant l’ennemi !

Nous passons beaucoup de temps à apprendre comment camoufler nos émotions. En ce qui concerne la fragilité, c’est particulièrement vrai pour les hommes (on ne dira pas « une femme ne pleure pas, ma fille »).
Lorsque l’homme est en guerre, il ne doit pas montrer ses faiblesses. Lorsque nous passons un entretien d’embauche, il ne faut surtout pas parler de ses fragilités sauf pour démontrer que nous savons les combattre.

Lorsque nous ne la combattons pas, nous prêtons des vertus morales à la vulnérabilité et à sa cousine, la souffrance.

Ce qui ne tue pas rend plus fort.
Il faut savoir souffrir pour être belle !

La souffrance et la vulnérabilité nous permettent-elles d’accéder à une meilleure version de nous-même ?
Il y a cette culture du dolorisme qui veut nous faire croire que la douleur nous rend plus fort. C’est la souffrance que doit s’infliger le pêcheur dans la religion. C’est aussi la valeur que l’on attribue à la douleur. La douleur nous fait accéder à autre chose. Elle nous rend plus fort, plus beau, elle nous lave. L’ascète recherche la perfection, du corps et de l’esprit, une notion également couramment rattachée à la religion. On remarquera aussi qu’on ne dit pas « il faut souffrir pour être beau ». Le concept de souffrance vers plus de beauté étant plutôt réservé au sexe féminin.

La beauté parfaite, ce mythe défait sur les visages abîmés à coups de bistouri et de botox.

La douleur peut endurcir en effet et aider à affronter d’autres peines futures. Mais il y a des douleurs qui terrassent et elles ne nous rendent pas plus fort. Elles nous mettent juste à terre. Penser l’inverse est déconnecté de la réalité.

Nous sommes imparfaits et vulnérables.

La vulnérabilité comme un rappel à l’ordre

En ces temps de coronavirus, je ne cesse de me répéter cela : nous sommes vulnérables. Nous croyons tout maîtriser, notre corps, la nature, nos vies. Et voilà qu’une pandémie s’abat sur le monde et fait cesser de fonctionner l’économie. L’économie qui nourrit nos sociétés. Nous ne pouvons plus sortir de chez nous.
On reproche aux humains de se ruer sur les aliments et de faire la queue aux réouvertures des Mc Donalds. A longueur de temps nous sommes soumis à une pression constante du marketing et de la publicité. Nous devons tout acheter et tout le temps, peu importe nos besoins. L’économie ferme du jour au lendemain et on reproche aux individus d’être accros. Je trouve cela un peu injuste. Mais c’est une autre histoire.
Et pourtant, la farine et la levure sont souvent introuvables dans les rayons des magasins. Les individus se remettent à faire leur pâte, à faire leur pain, de la pâtisserie. Ils font leur potager. Beaucoup d’initiatives solidaires voient le jour. Les couturières fabriquent des masques pour d’autres.
J’ai entendu un témoignage dans les médias hier. Un homme, qui semblait assez sain d’esprit, se posait des questions sur l’après : avec sa femme ils avaient beaucoup profité de leurs enfants, pris tous leurs repas ensemble. Il ne se voyait pas reprendre son quotidien, ne plus voir ses enfants le soir, passer tant de temps dans les bouchons. Comme si ses priorités avaient changé, il le disait. Cela n’avait rien de romantique, c’était juste une histoire qu’il avait vécu pendant le confinement, pendant que l’on redécouvrait notre vulnérabilité.
La vulnérabilité est comme un grand rappel à l’ordre. Nous sommes vulnérables rappelez-vous en, semble nous dire la nature. Tant de gens souffrent, c’est difficile d’y voir quelque chose de positif. Juste un fait. C’est équivalent au « nous sommes peu de chose ».

La vulnérabilité
Les recherches Google sur le thème de la vulnérabilité durant les derniers mois

La vulnérabilité, une porte d’entrée vers autre chose

Faire preuve d’empathie et d’indulgence

Regarder notre vulnérabilité, c’est faire preuve d’empathie vis à vis de nous-même. Accepter cette part de nous, nous rendrait meilleur en ce sens. Car pour faire preuve d’empathie vis à vis de l’autre, il faut d’abord pouvoir le faire vis à vis de soi.
Le bonheur résiderait dans la capacité à éprouver des émotions positives même dans l’adversité.

La vulnérabilité est le berceau de la créativité, de l’innovation et du changement.

Brené BROWN

Nous sommes vulnérables mais résilients

C’est ainsi que face à cette vulnérabilité, nous pouvons nous réinventer si nécessaire. C’est le formidable pourvoir d’adaptation de l’homme et de tout être pour sa survie. La résilience dans ce cas représente « la capacité à réussir, à vivre et à se développer positivement, de manière socialement acceptable, en dépit du stress ou d’une adversité » (Boris Cyrulnik).
La douleur n’est pas chose heureuse mais nous devons nous faire confiance.
De la vulnérabilité naît autre chose. Elle est à la source de l’innovation, de la créativité et du changement.

Acceptation de soi

Selon Brené Brown, chercheuse américaine en sciences sociales, une différence (conclusion d’années de recherches) entre les personnes heureuses et celles-qui ne le sont pas réside dans la capacité à oser prendre des risques, à mener des actions sans être assuré du résultat, à avoir le courage d’être imparfait et vulnérable.
Il semblerait que nous soyons tous vulnérables et que certains l’assument et le vivent, d’autres pas. Car il faut un certain courage pour assumer d’être fragile.

En voulant nier notre vulnérabilité et nos émotions négatives, nous enfouissons aussi et nous empêchons de ressentir nos émotions positives, le bonheur, la gratitude, la joie … Il est utopique de penser que nous pouvons enfouir nos émotions de manière sélective.


Aujourd’hui lundi 11 mai 2020, c’est jour de dé-confinement en France. Est-ce la fin de cette crise ? Il semblerait que non. Des jours assez sombres semblent nous attendre. Des difficultés économiques pour les entreprises, des incertitudes face à cette maladie, la redécouverte de notre fragilité, avec laquelle nous ne savons pas quoi faire. Nous sommes vulnérables et nous sommes beaux pour ça. La vulnérabilité n’est pas un couperet au-dessus de notre tête.
Nous sommes juste bien comme nous sommes. Nous sommes forts et nous sommes fragiles. Nous sommes jeunes et nous sommes vieux. Essayons juste d’être heureux.

Pour aller plus loin :
Brené Brown, Le pouvoir de la vulnérabilité
Boris Cyrulnik, Un merveilleux malheur

J’ai trouvé ma zone de génie!

C’est assez récemment que je suis tombée sur le concept de zone de génie. Je connaissais la zone de confort, et me plaisait-elle sans doute suffisamment, car j’en étais restée là.

Cette zone de génie, c’est le graal de tout travailleur, c’est la quête sans fin, la terre promise, des salariés rêvant de quitter leur emploi. Quand j’ai lu ce que c’était, moi aussi je me suis mise à la chercher ma zone de génie, et j’en ai déduit aux premiers abords, que je ne devais pas en avoir beaucoup de génie, car je ne la trouvais pas, quelle déception…

Nous évoluons dans quatre zones

Avant d’entrer dans le détail de ma propre quête, pour commencer par vous situer, voici les quatre zones dans lesquelles nous évoluons constamment :

  • La zone d’incompétence : elle regroupe les activités dans lesquelles nous ne sommes pas très bons et que quelqu’un d’autre pourra faire facilement beaucoup mieux que nous.
  • La zone de compétence : elle regroupe les activités dans lesquelles nous sommes bons, mais que quelqu’un pourrait faire à un même niveau que nous.
  • La zone d’excellence : c’est là où sont les activités que nous faisons très bien, mieux que les autres. C’est une zone ou généralement, l’on gagne bien sa vie, c’est une zone confortable. La tentation d’y rester est très grande, c’est là ou notre envie de confort veut nous garder niché.
  • Et la fameuse zone de génie : « la zone ultime de succès et de satisfaction, ou notre expression de génie naturelle est libérée », selon Gay Hendricks, écrivain américain. Cette zone regroupe les activités pour lesquelles nous seuls sommes doués, où l’ont utilisent nos forces et talents spécifiques, notre unique manière de faire. Arrivés à l’âge de la quarantaine, beaucoup d’entre nous on reçu l’appel de cette zone de génie, qui s’est présenté sous différentes formes : blessures, dépression, burn out, relations conflictuelles

Nombreux sont ceux qui sont et restent dans leur zone de compétence, au mieux leur zone d’excellence.

Arrivée au bout de ma zone d’excellence

Quand ma zone de génie a frappé à ma porte, je n’avais évidemment aucune idée que c’était elle, j’ai découvert ce concept a-posteriori.
Elle est arrivée sous la forme d’une baisse d’énergie, qui s’amplifiait de jour en jour. J’étais fatiguée, j’allais et revenais du travail beaucoup moins enthousiaste qu’avant, alors que j’avais pris ce nouveau poste récemment. J’étais pourtant réellement contente les premiers mois… et puis sont arrivés les semaines et jours ou je n’avais clairement plus envie d’y aller. Tout ça me paraissait fade, sans grand enjeu ni intérêt.
Je réfléchissais alors beaucoup au sens de ma contribution dans ce monde, j’avais la sensation au fond, de me mentir, de perdre un temps plus que précieux, d’être dans une course contre le temps que j’avais déjà perdue.  J’ai réfléchi à comment j’avais pu en arriver là, de l’extérieur rien ne prédisait une descente si rapide… Et puis, je me suis rappelée cette petite voix dans ma tête quand j’ai accepté ce travail. Cette petite voix qui me disait :

 "Attention, ce n’est pas du tout la direction que tu voulais prendre à la base… et puis dans ce poste il manque des choses importantes pour toi..."

Mais c’est mon mental qui a alors pris le dessus :

"Oui mais, pour commencer dans cette entreprise c’est bien, après je pourrais rebondir sur quelque chose qui me plait plus… Oui mais, ils recherchent exactement ce que je sais faire, je suis en position de bien négocier"

J’ai compris à ce moment là qu’effectivement, je m’étais en quelque sorte trahie, en choisissant de rester dans un domaine ou j’avais toute l’expertise et les compétences requises, mais qui au fond ne me faisait plus vibrer. J’ai choisi le confort d’un bon poste, bien payé, dans un domaine que je connaissais très bien.

Dans ma tête je faisais juste encore une petite concession stratégique pour arriver là ou je voulais aller par un moyen détourné… Sauf que pour cette nouvelle petite concession, j’ai payé le prix. Je donnais le peu d’énergie que j’avais, ce qui était important à mes yeux n’arrivait même plus à me motiver, j’ai perdu confiance en moi et mes capacités, je me suis renfermée sur moi-même, j’en suis arrivée à ne plus arriver à me motiver le matin et à me distancer de mon conjoint, qui ne me reconnaissait plus.

Comment, moi si forte, déterminée, j’avais pu en arriver là… j’ai compris que je me retenais en otage dans ma zone d’excellence. Je restais dans cette zone, ou j’étais très compétente, ou je gagnais très bien ma vie, mais ou je m’ennuyais désespérément, ou je ne supportais plus de voir ou côtoyer des gens aigris et désagréables au travail, car ils me renvoyaient l’image de ce que je deviendrais sans doute si je restais dans cette voie. 

Je ne l’avais pas compris à ce moment là, mais c’était ma zone de génie qui m’appelait… qui me disait « çà y est il est temps de sauter, il est temps de quitter ta zone de d’excellence, tu n’y es plus protégée ». Sauf que je n’avais absolument aucune idée d’ou se trouvait en moi cette zone de génie.

A la recherche de ma zone de génie

J’ai alors dépensé, mes premiers euros pour ma propre reconversion personnelle, en intégrant un coaching de groupe, pour m’aider à trouver cette zone de génie. Je me rappelle n’avoir jamais investi un si gros montant pour moi-même de toute ma vie aussi rapidement !
Il me semblait évident qu’un coup de pouce était nécessaire et j’avais besoin que l’on me prenne la main. J’ai aussi décidé de faire ces formations que j’avais toujours rêvé de faire, en parallèle de mon travail, pour commencer à me faire plaisir, pour retrouver une inspiration, car j’avais besoin de respirer à nouveau, de mettre de nouvelles couleurs dans ma vie.

J’ai ensuite décidé de prendre un congé sans solde quelques mois pour me sortir de mon engrenage et réfléchir à tout ça, il est difficile de sortir d’un problème quand on continue à en faire partie.
Alors que j’avais l’impression que je n’arriverais jamais à trouver cette fameuse zone de génie, c’est dans l’action, qu’elle s’est révélée. Les formations que j’avaient choisies de faire ont réveillé une passion en moi, un nouvel enthousiasme, une force.
Je ne m’étais pas trompée en choisissant d’écouter mon cœur, l’énergie est revenue, et le sens aussi. Tout a pris une nouvelle perspective et en ressentant cette sensation d’excitation et de joie, que je peux avoir en faisant ces activités que j’aime, je sais que j’ai trouvé ma zone de génie, elle était là, au bout du chemin, celui ou je suivais mon cœur.

La vôtre j’en suis sûre est là aussi, elle ne demande qu’à être écoutée. 

comment trouver sa zone de génie

  • Ecoutez vous : Faites ce stage, cette formation, ce sport, ou cette activité que vous avez envie de faire depuis un moment, faites vous plaisir, mettez de nouvelles couleurs dans votre vie. Soyez un peu égoïste aussi, c’est votre vie, prenez du temps pour vous, pour réfléchir sereinement.
  • Mettez votre énergie au bon endroit : identifier ce que vous ne voulez plus faire, pour arrêter petit à petit et concentrez toute votre énergie sur ce que vous voulez faire, laisser vous rêver un peu pour imaginer votre vie rêvée et définir un objectif à long terme.
  • Entourez vous des bonnes personnes : quand on veut changer quelque chose, il est crucial de s’entourer de personnes qui sont dans la même dynamique. Plus vous vous entourez de gens dans la même énergie que vous, plus votre motivation grandira et le changement sera plus facile. Joignez des groupes, participez à des événement pour tisser un nouveau réseau d’amis ou partenaires, inscrivez vous à un coaching de groupe pour vous sentir soutenue. C’est un élément primordial.
  • Domptez votre inconscient : vos habitudes et programmes inconscients vont vous retenir en arrière pour chaque changement, pour ce saut dans votre zone de génie il est primordial de mettre votre inconscient de votre coté.

Voilà. Si vous pensez qu’il est temps de faire le grand saut dans votre zone de génie, faites vous confiance et gardez en tête :

Je ne perds jamais, sois je gagne, sois j’apprends

Nelson Mandela

Anne

Pour en savoir plus :

Pour un atelier vous aidant à découvrir votre zone de génie : http://www.anneedart.com

Une inspiration graphique pour sortir de votre zone de confort .

Prenez le contrôle de votre inconscient : lien vers l’article

La place du travail dans l’identité

identité sociale et identité personnelle : un concept dépassé ?

La première question qui nous vient à l’esprit quand on rencontre quelqu’un est « que faites-vous dans la vie ? » Alors, que penser de quelqu’un qui répondrait qu’il n’a pas de travail ?
N’est-il pour autant personne ?

Identité personnelle et identité sociale

Nous héritons de Montaigne aux XVIème siècle ce concept de dualité au sujet de l’identité. Il avait la conviction que nous avons plusieurs identités : l’identité personnelle et celle dans notre vie sociale.

Il y a l’habit que nous mettons spécialement au travail, le rôle que nous y jouons. Notre appartenance au groupe, au sein d’ une structure sociale, de l’association à laquelle nous adhérons, de l’équipe de sport à laquelle nous appartenons, notre rôle au sein de la société.
Les femmes sont sorties par le passé de leur rôle de femme au foyer et d’épouse pour se réaliser, pour devenir elles-mêmes. Pour jouer un autre rôle, diversifier, complexifier leur identité ? Il y aurait donc un rapport entre la possibilité d’endosser une identité supplémentaire ou bien de ne pas être enfermée dans une identité et l’épanouissement personnel.

A-t-on uniquement deux identités ? Peut-on les dissocier ? Si la réponse à la deuxième question est non, peut-on dire alors que l’on possède plusieurs identités ? On peut peut-être les hiérarchiser pour mieux se connaître.

Sommes-nous notre travail ?

Par ordre d’importance pour les personnes, la valeur travail passerait juste après la valeur famille. Cela prédomine selon la catégorie socio professionnelle de l’individu. Pour les cadres et professions indépendantes, la place du travail dans la définition de l’identité est plus forte.
De même que la famille prend plus d’importance quand on a des enfants.

L'impression d'être quelqu'un.
Avoir un travail et s'y identifier peut permettre à certains de se sentir vivant. Un travail permet de se sentir utile d'abord, d'appartenir à quelque chose, d'avoir sa place dans la société.
Que nous ayons un travail ou non, nous appartenons tous à l'humanité, à l'univers.

S’identifier à son travail : un concept limité

Parfois on fait un travail « alimentaire« , sans conviction profonde, difficile alors de se définir à travers son activité professionnelle.

On peut aussi perdre son travail. Cela m’est arrivé il y a dix ans : Imaginez passer en quelques jours de cadre, indépendant, reconnu par vos pairs, à personne au chômage. C’est la dégringolade. Je n’avais pas perdu que mon travail puisque j’avais du déménager, j’avais tout perdu, enfant sous le bras. La nuit je rêvais de ma vie passée . C’était dur de me voir dans le regard des autres alors que je me débattais pour re-trouver un travail. Je m’étais presque entièrement dévouée à mon travail les années qui avaient précédé, alors qui étais-je tout à coup devenue, à part une mère, je ne le savais plus… La perte du travail s’est transformée en perte d’identité en quelque sorte.

On peut se perdre à force de s’identifier à son travail. J’ai une amie qui occupe un bon poste aux yeux des autres (elle dirige une petite entreprise) mais qui meurt à petit feu dans son emploi. Elle rêve d’un autre travail. Elle a vraiment besoin de renouveau ; de l’extérieur c’est si évident. Le bassin de l’emploi n’est pas fameux où elle réside. Et plus les jours passent à ce poste qui n’est plus fait pour elle, plus elle perd confiance en elle. Et pourtant elle a trop peur de se libérer en choisissant un autre emploi moins « prestigieux », moins qualifié. Ce serait pourtant une libération. Un jour elle m’a dit : que diraient les gens d’une telle « contre évolution » ? Alors elle reste dans son travail où elle s’ennuie et ou elle perd de son éclat chaque jour un peu plus depuis des années.

On rêve son identité parfois grâce au travail … des autres !. J’ai une autre amie qui aime fréquenter des personnes « haut placées ». Elle place toujours dans ses récits : « l’autre soir j’ai dîné avec untel qui est directeur au sein de telle entreprise. » Je sais que pour cette amie c’est vital, d’avoir un mari haut placé, des amis haut placés, elle se sent faire partie d’une autre sphère. Elle se sent importante et c’est très bien ainsi ! Bizarrement elle aussi se laisse mourir dans un poste où elle n’est pas bien traitée et qui la rend un peu malade.

Un concept dépassé mais ancré en nous

Le travail c’est la santé !

Sachant qu’un actif sur 10 est sans travail avec le chômage de masse, sachant que beaucoup de personnes souffrent de mal-être au travail, n’est-ce pas un concept un peu dépassé ?

Au jour où j’écris cet article, je suis sans emploi depuis 10 jours car j’ai choisi de quitter mon travail. Et cet après-midi pour créer un dossier médical, une secrétaire m’a demandé ma profession. J’ai dit « sans profession ». J’ai eu le même sentiment que je disais « sans domicile ».

Et si on prenait les choses dans l’autre sens ?

C’est un sujet abordé dans un post sur la reconversion. L’important serait de trouver le bon équilibre. De ne pas se définir (entièrement) grâce à son travail. En fait ce devrait être l’inverse : définir son travail grâce à qui nous sommes et non le contraire. C’est une petite révolution de penser ainsi.
De même que nous changeons au fil des années, nous pouvons être amenés à devoir changer de profession. Être aligné avec qui l’on est. Aligné, c’est un terme qui revient beaucoup ces temps ci. Il s’agit ici d’aligner son travail avec qui nous sommes, ce qui va demander de se questionner sur son identité personnelle.

Outre la manière de définir son identité, cet article nous amène à nous interroger sur notre manière d’appréhender les autres. Ai-je vraiment envie de connaître cette personne et si oui est-ce son travail qui me dira ce que je veux savoir ? Qu’est ce que je souhaite savoir de cette personne ?

Et vous ? Quelle est l’importance du travail dans votre identité ?
Et dans votre rapport aux autres ?
Laissez nous un com !

Source Etude Insee Enquête histoire de vie 2003
Réécouter l’émission de France Inter, La tête au carré, qui traite de nos différentes identités, si elle existent !

Quand la temporalité devient souffrance

Chacun développe sa propre relation au temps. En fonction de sa culture, de son vécu. C’est quelque chose de personnel. Notre relation au temps évolue dans le temps, en fonction des situations, de notre stress. Peut-être l’avez vous déjà expérimenté, en cas de grande peur il semblerait que le temps ralentisse, notre cerveau souhaitant enregistrer le plus de détails possible. Cette relation au temps évolue aussi pour les autres autour de nous.

Avoir l'impression que tout va trop vite.
Au contraire que rien n'avance assez vite.

Ces deux états peuvent générer au mieux de la frustration, au pire de la souffrance. Dans un cas comme dans l’autre on n’a souvent pas la maîtrise des éléments extérieurs et c’est donc notre propre relation au temps qu’il convient d’interroger.

Avoir l’impression que tout va trop vite

S’écouter

Avoir ce sentiment de manière récurrente signifie sûrement que quelque chose cloche. Avez-vous déjà eu l’impression de courir tout le temps, tellement que vous vous êtes même retrouvé à courir physiquement d’un endroit à l’autre sans vous en rendre compte, pendant votre pause-déjeuner, entre deux rendez-vous… ?

Analyser son temps

Décortiquer son temps, ce que l’on en fait et se demander si cela convient à notre désir profond. Evidemment on ne peut pas ne pas aller chercher les enfants à l’école, les amener au sport puis chez le docteur… Il y a les tâches incompressibles, les indispensables, ce sont les autres qu’il faut scruter à la loupe.
Parfois c’est lié à notre mode de vie en général, il peut y avoir des ajustements à faire.

Agir

La solution revient à prendre le temps (oui, celui qui manque justement), que ce soit au travail ou en général, pour analyser sa gestion du temps et l’améliorer.
Vous pensez que vous ne pouvez pas. C’est un autre problème. Le sujet n’est pas de prendre de longues heures pour soi à ne rien faire mais de cesser de courir, de rayer de son planning les tâches non essentielles afin de l’alléger. Reporter ce qui peut être reporté. Pour éviter l’épuisement.

Vous êtes submergé et n’arrivez pLUs à faire LE TRAVAIL QUE L’ON ATTEND DE VOUS PAR MANQUE DE TEMPS ?

4 conseils difficiles à appliquer mais qu’il est bon de se remémorer quand le temps ne suffit plus à accomplir son travail qu’on soit en entreprise ou à son compte :

  • Organisation

Est-ce qu’y voir plus clair dans vos priorités vous aiderait ? Organisez vos tâches dans un tableau entre ce qui est très important et ce qu’il l’est moins (2 colonnes) à trier en 2 lignes entre ce qui est urgent et ce qui est moins urgent. C’est une façon de prioriser votre travail, en débutant par ce qui est important et urgent etc…

  • Affirmation

Osez dire non, ce n’est pas toujours bien vu mais parfois on n’a guère le choix. Rappelez vous qu’à la longue, si vous êtes continuellement dans la zone rouge, c’est votre santé qui est en jeu.

  • Acceptation

Demandez de l’aide : ne vivez pas cette situation seul dans votre coin et faites-en part à vos collaborateurs, à votre N+1 afin qu’il vous aide à trouver une solution. Vous êtes à votre compte ? Parlez-en à une personne de confiance qui vous donnera son point de vue extérieur.

  • Résolution

Soyez-moins exigeant : accepter de faire moins, moins approfondi, encore une fois vous n’avez pas le choix et vous devez vous adapter à votre environnement, ce sera rarement l’inverse.

Les choses n’avancent pas assez vite

Prendre conscience de son rapport au temps

Le temps ne change pas, une minute est toujours 60 secondes, une seconde reste une seconde. On souhaite et attend un changement. Mais il n’arrivera pas là, tout de suite. Souvent il se fera petit à petit et rien ne pourra y changer. C’est une vérité. Quel est VOTRE rapport au temps ?

Etre plus indulgent

Etre indulgent, envers les autres, envers soi même. Rien ne sert de se rendre malheureux pour quelque chose qui ne dépend pas de nous. Se relaxer et accepter que les personnes et les éléments autour de nous soient dans une dimension temps autre que la nôtre, enfin que celle de notre volonté. Nous sommes parfois pressés ou bien tout va vite dans notre cerveau aussi on s’impatiente, parce que le temps ne s’accélère pas en fonction de nos souhaits et de notre empressement.

Modifier sa relation au temps

Il faut se resituer dans la temporalité, faire la différence entre ce que nous souhaitons, notre impatience, notre horloge interne qui s’accélère, qui nous fait souffrir et peut nous empêcher d’atteindre notre but, et le vrai temps, le temps long, le moyen temps, celui qui amène le changement. Essayer de prendre de recul en visualisant le temps long, le temps qui peut réellement s’écouler entre notre idée de changement, notre décision de changer et le changement qui opère.
En plus de la souffrance engendrée de voir le temps ne pas aller assez vite nous nous éloignons de nous-mêmes et de notre but.

Imaginons une personne qui souhaite perdre 10 kilos. Peu importe son impatience ou son degré de motivation.  Elle ne va pas se réveiller le lendemain et avoir perdu ces kilos même si c’est ce que son cerveau souhaiterait. Ce sera le fruit de longs mois voire de longues années. Un temps long de privations, de sacrifices, d’efforts, de plaisirs et de joies, d’échecs, de multiples changements d’habitudes, petit pas après petit pas.

Que l’on soit dans l’un ou dans l’autre de ces cas de figure, il peut être important de voir que quelque chose ne va pas. Le temps n’y est pour rien, il est ce qu’il est, une minute sera toujours soixante secondes, alors revoyons notre jugement et questionnons-nous.

Prendre un peu de hauteur

Tout va trop vite, le temps manque cruellement, qu’il s’agisse de son travail ou de sa vie en général, ça sent la surchauffe, mieux vaut RALENTIR et revoir ses priorités.
Rien ne va assez vite … prendre aussi de la hauteur, plus de hauteur encore, notre cerveau nous envoie l’illusion que les choses devraient aller plus vite, hors elles vont souvent à la vitesse où elles doivent aller.
C’est en faisant cet effort de distanciation vis à vis de nos pensées que nous parviendrons à nous rapprocher du temps vrai.

Et vous ? Avez-vous déjà vécu une expérience similaire liée au temps que vous voudriez partager ?

Quelle est VOTRE couleur ?

Aujourd’hui, on m’a demandé de choisir une couleur parmi d’autres pour en savoir plus sur qui je suis et ce à quoi j’aspire.
Ce qui en est sorti m’a surprise. C’était plus qu’une couleur.

Ma couleur

J’ai choisi ma couleur préférée …
Ma couleur est le bleu car elle me fait penser à l’océan, à la mer, au ciel, à des étendues sans fin.


Cette couleur est partout, il nous suffit souvent de lever la tête.
Elle possède tellement de nuances magnifiques, elle représente pour moi l’infini et la LIBERTÉ.
Elle représente la profondeur infinie, la vérité des sentiments.
La tristesse et la joie, immenses.
Elle est l’eau, l’essence de la vie, l’absence de fin et un pied de nez à la mort.

Tout cela dans une couleur…

Et vous ?

Vous souhaitez tenter l’exercice ?

  • Regardez le nuancier ci-dessous et choisissez une couleur :
Nous avons tous une couleur, symbole de ce qui est primordial pour nous.

Asseyez-vous ou allongez-vous et soyez dans une position confortable. Fermez les yeux et prenez trois grandes respirations.

Répondez alors aux questions suivantes et formulez les réponses sous la forme d’une bobine que vous déroulerez.
Laissez-vous aller.

Pensez à la couleur que vous avez choisie :

  • Que vous évoque cette couleur ?
  • Pourquoi ?
  • Quelles sont les émotions qui associées à cela ?
  • Essayez de développer.

Vous souhaitez partager le fruit de votre réflexion ? C’est par ici ⬇⬇

J’ai rencontré un pervers narcissique

J’ai rencontré un pervers narcissique.
Le problème c’est que je m’en suis rendue compte cinq années après l’avoir côtoyé quasi quotidiennement.
Un autre souci c’est que c’était ma boss.

On parle du pervers narcissique dans le couple mais très peu dans le travail.

J’ai compris alors que je quittais l’entreprise, en parlant avec une inspectrice du travail. Ça a fait tilt. Elle a mis un mot sur ce que je/on vivais/ait depuis tant d’années. A ne pas savoir ce dont il s’agissait, à culpabiliser que cela vienne de nous, à devenir dingue à cause de notre travail. Cette inspectrice m’a dit « ce que vous décrivez est exactement la définition qu’il y a dans les livres du pervers narcissique ».

Vous savez quand quelque chose vous travaille, profondément, depuis longtemps et que quelqu’un que vous croisez, par hasard ou pas, un inconnu à vos yeux, met des mots dessus aussi simplement que ça.

CA FAIT BOUM ! EN PLEINE FACE.

J’ai rencontré un pervers narcissique mais je ne me suis rendue compte de rien parce que je me croyais plus maligne. Cette femme brillait par son incompétence, je l’aidais au début puis je me suis mise à la former, je la coachais. Enfin c’est ce que je croyais, j’en étais même flattée. En réalité je faisais une bonne partie de son travail et j’étais le pompier qui lui sauvait les fesses dans les situations les plus critiques.

Comment reconnaître cette personnalité toxique ?

Le pervers narcissique se met vite en colère

Et puis il y a eu les colères. Les mots durs les regards intimidants. Quand elle était en colère cette femme était dure, froide, elle ne redoutait rien. Elle avait horreur de l’affront. Il fallait se soumettre et je me suis soumise, par commodité, la crèche et l’école à coté, je gérais mes horaires comme je voulais… Je suis rentrée dans son jeu.

Le pervers narcissique ne ressent pas l’empathie

C’est un point qui fait un peu peur. Surtout que personnellement je suis une hyper-empathe. J’ai bien vu qu’elle usait les gens les uns après les autres, toujours le même schéma. Elle promettait une progression, promouvait la personne sans l’accompagner, la laisser seule gérer de nouvelles tâches un nouveau service, les difficultés qui y étaient liées, celles qu’elle-même aurait dû gérer. La personne s’usait, plus ou moins rapidement, et hop poubelle, on passait au suivant. Elle licenciait comme on va aux toilettes.
Malheur à ceux qui n’avaient pas compris qu’il ne fallait pas la brusquer.

Un poison pour l’entreprise

Puis j’ai réalisé qu’elle ralentissait mon travail. Elle n’anticipait pas, elle ne percutait pas quand quelque chose était important. Alors j’allais la voir quotidiennement pour obtenir qu’elle prenne des décisions. Etre ralenti, devoir constamment redoubler d’efforts pour que ses dossiers avancent, ça aussi c’est épuisant à la longue.
Nous avions tous appris à nous passer d’elle la plupart du temps, dans notre quotidien, pour survivre à ses absences et absences de décisions.
Diviser pour mieux régner était sa devise.
C’est égoïste de ma part mais lorsqu’elle était sur quelqu’un d’autre au moins elle n’était pas sur moi.
Maintenant concernant le climat social délétère et le temps qu’il fallait à mettre la moindre petite chose en place, on se doute bien que la productivité de l’entreprise n’était pas au top.

Le pervers narcissique est un comédien né

Tellement bon comédien que ses victimes passent pour des fous à vouloir se plaindre. Çà aussi nous l’avons vécu avec mes collègues. Malheureusement il faut compter parmi ses cibles pour comprendre. Pour les autres, cette femme était une petite chose fragile.

Le pervers narcissique est un séducteur hors-pair

Le N+2 qui nous rendait parfois visite, Certains clients, certains collaborateurs masculins (surtout mais pas que masculins). Elle obtenait ce qu’elle voulait de qui elle voulait. Même de moi. De tout le monde. Elle s’était déjà excusée pour son comportement, presque en pleurant auprès de moi, manifestait de la compassion si je rencontrais une difficulté dans ma vie personnelle. Elle ne séduisait pas elle hypnotisait les gens. Le chant des sirènes.

Le pervers narcissique a deux visages

Sans savoir que cela faisait partie des caractéristiques de cette personnalité déviante et dangereuse, je la surnommais « double face », comme dans Batman. Même en la connaissant c’était très difficile de savoir qu’elle manipulait, jouait la comédie.

Le pervers narcissique est immature

On s’appelait entre collègues avant de lui écrire un email. On avait peur qu’elle se vexe si on n’utilisait pas les bons mots (oui, on avait très peur de cette femme, de la manière dont elle allait nous faire payer une contrariété). Elle ne supportait ni la critique ni la frustration. Quand elle était contrariée elle faisait mine d’avoir du mal à respirer ou bien elle tapait du pied.
Que des comportements pas tout à fait rationnels. C’était qu’un travail, mais on continuait à subir.

Le pervers narcissique ment comme il respire

La seule chose qui lui importait c’était de donner le change. De paraître. Elle mentait, au fil des années elle ne se cachait plus de mentir en ma présence sachant que je savais. Sans gêne. Paraissait évidemment sincère.

de quoi s’agit-il ?

Personnalité toxique, sociopathe et pervers narcissique sont à peu près des termes du langage courant qui désignent un psychopathe. Il ne s’agit pas d’une maladie mentale mais d’un trouble de la personnalité. Nous avons tous des traits psychopathiques en nous (!) mais à des degrés différents. Le pervers a ces traits très développés et n’est pas forcément un tueur en série !

QUE FAIRE FACE A UNe personnalité DE CE TYPE ?

Courage, fuyez !

Je savais que quelque chose clochait, mais je gérais, on se soutenait avec d’autres collègues. Puis les remarques, les reproches et les difficultés à avancer dans mon travail ont commencé à avoir raison de moi. Je posais les premiers arrêts de travail de ma vie car je ne supportais plus y retourner. La voir, entendre ses remarques déplacées. 

Mon compagnon m’a poussée pendant des années à quitter ce travail. Quand je rentrais à la maison j’emmenais mon mal être avec moi. Je me suis épuisée. Les hauts et les bas de madame étaient extrêmement difficiles à gérer.

J’ai tenu bon, j’aimais mon poste, mes collègues, mes clients, je réussissais ce que je faisais dans la boite. J’ai eu un enfant et me suis absentée 6 mois. Je suis devenue déléguée du personnel et elle a fait attention la plupart du temps à la manière dont elle s’adressait à moi.

Préservez vous

Un pervers narcissique ne change pas. Il est et restera votre bourreau. Au fond j’espérais qu’elle changerait ou bien qu’elle serait démasquée. Mais c’est ma santé que j’ai mise en péril. Avant de mettre des mots sur son comportement je n’avais pas pris la mesure de ce qui se passait. Je me suis physiquement fatiguée. Psychologiquement c’est un peu compliqué aussi. Je ne me vois plus travailler pour quelqu’un. Et c’est très difficile d’en parler à l’entourage, je ne vous parle pas du conseiller Polemploi.
Prenez-le plus de distance possible en attendant de vous éloigner définitivement de lui. Évitez toute confidence dont il pourrait se servir contre vous.

Cette femme a passé des années à jouer avec ma personnalité afin d’arriver à ses fins. Elle a fait l’orage, le beau temps, la pluie, l’ouragan. Cela a pris le pas sur ma vie privée. Je suis devenue la femme incapable de parler de son travail, parce que c’était incompréhensible pour une personne extérieure, la femme qui pleurait à chaque visite à la médecine du travail alors que je n’y allais pas dans cet état d’esprit.

J’ai compris que j’avais rencontré un pervers narcissique et que j’allais devoir m’en remettre.

5 raisons d’envisager une reconversion professionnelle

Choisir une nouvelle voie et se reconvertir pour être plus épanoui

Vous avez peut-être une situation enviée de certains, un cdi, un salaire régulier mais le bonheur quotidien n’y est plus.
Ou bien il se peut que vous viviez une période de chômage et sentiez que vous êtes clairement à la croisée des chemins.

Choisir une nouvelle voie et se reconvertir pour être plus épanoui
Choisir une nouvelle voie pour se sentir mieux

Vous pensez à vous reconvertir mais vous hésitez …

Il est probable que nous voulions nous reconvertir et au final nous faisons une bifurcation. Exemple : Je suis dans le domaine commercial et je décide d’aller vers le marketing. Parfois il n’y a même pas besoin de changer d’entreprise, une simple mutation interne et le tour est joué… C’est à cause de l’ennui, nous avons fait le tour de son poste et vient l’envie d’apprendre autre chose. Peu d’obstacles à l’horizon. 
L’autre reconversion, « la vraie », va demander un peu plus de réflexion. Ce n’est plus une bifurcation mais une déviation.

Pourquoi vient le temps de la reconversion ? Comme tout changement, parce que c’est la fin de quelque chose, d’un cycle.

La reconversion est une espèce de ré-alignement nécessaire.

Aujourd’hui on pourrait vous proposer le poste qui vous faisait rêver il y a dix ans : vous correspond-il toujours ?

5 raisons qui devraient vous convaincre que c’est le moment de vous reconvertir

1. Vous ne vous reconnaissez plus vraiment

Quel que soit votre situation professionnelle actuelle, vous pensez qu’elle ne vous convient plus. Elle convient peut-être à la personne que vous étiez avant, mais pas à celle que vous êtes aujourd’hui. Nous changeons avec le temps, nos besoins aussi, nos valeurs. Pour cette raison il arrive que nous ayons un sentiment de perte de sens. Vous ne vous sentez plus aligné avec votre travail. Posez vous la question : cela vient-il de mon travail en lui même ? de mon environnement de travail ? Des deux ?

2. Vous êtes moins productif

Vous sentez que vous n’êtes pas aussi performant qu’avant dans votre travail, la routine vous pèse et nuit à votre moral, à votre santé, peut-être même que vous êtes souvent fatigué sans en connaître forcément la raison. Pas de secret, la forme réside dans l’équilibre esprit et corps, nous avons beau avoir une hygiène de vie irréprochable, si psychologiquement nous ne sommes pas bien dans nos baskets, notamment parce que notre travail ne nous convient plus, cela se ressent sur la forme physique. Le corps indique que quelque chose cloche dans notre mode de vie.

3. L’idée germe en vous

Vous rêvez de temps à autre d’un ailleurs, d’être quelqu’un d’autre, pourquoi pas même ! soyons fous ! de faire quelque chose qui serait utile au monde (si ça n’est pas déjà le cas !). Vous avez envie de tenter d’être votre propre patron ? De créer votre activité ? Une petite voix à l’intérieur vous chuchote quelque chose, au lieu de la faire taire, intéressez-vous à elle : que vous dit-elle ?

4. Pire que cela

Plus le temps passe et vous vous apercevez que l’idée ne fait pas que germer en vous. Vous y pensez tout le temps, vous voulez du changement dans votre vie professionnelle (sans forcément savoir quoi !). Là encore écoutez-vous. Cela peut aussi venir du fait que le malaise dans votre travail actuel est plus profond que vous le pensez. Le changement est sûrement nécessaire.

5. Vous êtes aventureux

Lorsque nous faisons le choix de la reconversion en visant l’épanouissement personnel, on va chercher ce qui se rapproche de qui nous sommes vraiment. Car faire 20 ans quelque chose avec plaisir parce que ça nous ressemble est plus facile que si ça n’est pas le cas. Vous allez donc devoir passer par la case introspection 👀. Et là attention, chamboulement des croyances : la quête de soi. Vous allez peut-être devoir ouvrir certaines portes : vous ne savez pas quand ni si vous les refermerez.

Une idée sans exécution est un songe.

Saint-Simon

Que faire face à une envie de reconversion ?

Prendre du recul

Sur le coup, l’idée de la reconversion peut être un peu effrayante, mais prenez un peu de recul : imaginons que vous ayez 40 ans à peu près, il vous reste 20 à 25 ans à travailler, autant faire quelque chose qui vous plait vraiment vous ne croyez pas ? Vous avez 30 ans ? l’argument n’en est que plus valable.

Dompter la peur

La suite du chemin sera pavée de peurs, que nous appellerons croyances limitantes. Le job sera de les identifier et de les combattre et c’est finalement ça le plus compliqué.
Les croyances limitantes ressemblent à ça : « ça n’est pas le bon moment », « je n’y arriverai jamais », « on ne doit pas quitter un cdi pour faire une activité incertaine », « ça n’est pas pour moi, je ne suis pas capable », c’est un peu la peur représentée par des petites phrases qui viennent dans votre tête pour vous empêcher d’avancer.

être inspiré

Au contraire, vous avez besoin de vous inspirer au maximum d’exemples de reconvertis heureux : allez visionner des témoignages sur le site des déviations.

être créatif

Le chemin de la reconversion n’est pas aisé, il demande du travail et de l’assiduité. Cela vous emmènera peut-être vers une destination sur laquelle vous n’auriez pas misé au départ, c’est aussi l’intérêt de la démarche.
Vous aurez sûrement des doutes, des remises en question, comme évoqué plus haut des peurs, mais le fruit de ce labeur en vaudra la peine. C’est un investissement sur l’avenir et sur votre épanouissement personnel, parfois même sur votre santé mentale.

Même Polemploi le dit, avec la révolution numérique, avec nos changements de modes de vie, 85% des métiers de 2030 n’existent pas. N’ayons pas peur d’être créatifs.

Se faire accompagner

Bilan de compétences (possibilité de prise en charge), coaching en reconversion, des accompagnements existent.
Ils sont effectués par des spécialistes qui vous aideront à vous trouver si vous êtes dans le flou.

Passer à l’action

Enfin, et c’est peut-être là la clef, de passer à l’action. Des pensées aux actes. Car une idée sans exécution reste un songe. Certes il faut calculer quelle prise de risque vous pouvez vous permettre en fonction de votre situation.
Mais osez, osez faire la démarche de vous faire accompagner, vous inscrire à une formation, quitter ce job dont vous êtes lassé.
Vous n’y arrivez pas ? Commencez par un petit changement. D’autres viendront. Ce sera le début d’une nouvelle aventure.

Pour aller plus loin :
Dans la catégorie de ce blog appelée Plasticité, vous trouverez plusieurs articles et conseils concernant le pouvoir du changement. Idem dans notre cahier spécial changement ‘ »Changer de vie, se changer soi … Comprendre le changement » que vous recevez lors de votre abonnement au blog. Vous ne l’avez pas reçu ? Regardez dans vos spams ou envoyez nous un email.

Source :
Polemploi : 85% des métiers de 2030 n’existent pas

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