Le yoga et la méditation | reconnexion à soi

Voici le texte dans sa globalité écrit par Béatrice, déesse de la transformation par le yoga (c’est nous qui la nommons ainsi, pas elle-même 😁) dont un extrait est paru dans le cahier spécial Changement sorti en juillet (pour se le procurer, il suffit de nous le demander en nous contactant ou de s’abonner au blog).


Le yoga et la méditation permettent, en travaillant simultanément sur le corps physique et le mental, de dissoudre la notion d’Ego, source de nos souffrances et potentiels blocages. En effet, l’Ego construit et nourrit son identité dans le regard extérieur.
A l’inverse de l’Ego, le yoga et la méditation nous amènent dans une introspection profonde pour se nourrir  » de l’intérieur « .

TRansformation et yoga

En sanskrit, Yoga signifie UNION (du corps, de l’esprit et de l’âme) mais aussi SéPARATION (du Soi et du Non-Soi)

Contrairement à ce que beaucoup pensent, le yoga n’est pas un sport en ceci qu’il n’exige pas de résultat, ni de performance ou d’objectif à atteindre. 

Le yoga est un chemin vers la connaissance et l’amour de soi et nous amène donc à travailler sur :

  • le respect de ses limites et l’envie de les dépasser
  • l’acceptation de soi, tel que l’on est
  • le souhait de devenir meilleur, d’améliorer certaines choses en nous
  • l’impermanence de toute chose : tout change  y compris nous-mêmes
  • la capacité à changer ce qui ne nous convient pas ou accepter ce que l’on ne peut changer ; et pour autant de décider de la vivre de manière sereine, voire positive (voir dans ce que l’on considère comme une difficulté, une leçon ou un apprentissage que l’on peut en retirer)

Concrètement :

  • L’attention portée sur les sensations du corps pendant la pratique des asanas (postures), reconnecte l’esprit au corps physique et nous apprend ainsi à reconnaître et à respecter nos limites, nos émotions (qui se traduisent dans le corps par des crispations, des tensions musculaires), pour ensuite avoir envie de les dépasser selon nos capacités personnelles à un instant T, sans forcer au risque de nous blesser (transposable à toute situation de la vie courante). 
  • Dans le même temps, lorsque les postures sont tenues le temps de plusieurs respirations (en général 5 à 10 respirations), l’observation de ses pensées permet de prendre conscience de ses mécanismes  (le mental a tendance à s’agacer, à vouloir abandonner…) puis de travailler notre endurance pour dépasser son envie d’abandonner, sans vouloir forcer si cela ne nous semble pas possible. 
  • La respiration permet de vivre dans l’instant présent, là où les pensées voyagent dans le passé ou le futur, et créent et entretiennent les émotions négatives qui empêchent d’avancer (déception, tristesse, frustration, anxiété, peur…). Je suis concentré sur le présent : je suis ici et maintenant. 

L’alignement et l’équilibre Corps-Mental-Âme renforce la confiance en soi, l’esprit brouillé devient plus clair et augmente notre capacité à analyser avec lucidité : L’inconnu et le changement n’effraie plus, nous avons cultivé suffisamment de force intérieure pour être capable de trouver les solutions à n’importe quelle situation sans créer d’anxiété excessive.

transformation et méditation

La méditation, comme le yoga, permet de réaliser un travail d’introspection :

  • l’observation des pensées compulsives du mental permet de les identifier et donc de les maîtriser,
  • idem pour nos émotions, qu’on apprend à apprivoiser et à accepter telles qu’elles sont sans jugement.
  • Des techniques de visualisations, de respirations, de relaxation profonde permettent d’atteindre plus facilement certaines régions du cerveau (le subconscient, entre autres) pour le «muscler» et le «reprogrammer», qui a toujours tendance à voir plus de négatif que de positif.

Se connaître soi-même tel que nous sommes réellement (dans nos aspects lumineux, comme les plus sombres qu’on a souvent envie d’occulter), et non plus dans ce que nous représentons dans le regard des autres (parents, amis, société etc.). C’est ce qui permet de s’accepter et de s’aimer pleinement.

C’est lorsque nous n’avons plus besoin de validation extérieure (que ce besoin soit conscient ou inconscient), que nous pouvons alors faire des choix (petits ou grands) qui nous correspondent véritablement et que le changement n’est plus perçu comme risqué ou négatif, mais comme un élément nécessaire à notre bien-être. 

En apprenant à écouter notre voix intérieure, à accepter qui l’on est et ce que l’on ressent sans jugement, nous apprenons à explorer nos limites et à les repousser à notre rythme, et donc à se rendre compte que derrière la peur de l’inconnu, il existe des choses merveilleuses à expérimenter si nous osons affronter ce qui nous fait peur, pour réaliser que ces peurs n’étaient pas justifiées.

Lorsque nous cessons de vouloir prouver quoi que ce soit, à qui que ce soit, nous cessons d’écouter notre raison pour écouter notre cœur et notre intuition. Eux-seuls savent réellement ce qui nous rend heureux. Encore faut-il prendre la peine d’écouter ce qu’ils ont à nous dire, dans une société qui rationalise tout, y compris les émotions et les sentiments. C’est alors seulement, que l’on acquiert suffisamment de confiance en nous et en notre intuition que l’on est capable d’accepter le positif et le négatif en toute situation. Le changement devient non seulement possible, mais aussi source de joie car l’inconnu devient alors un terrain d’exploration et d’apprentissage. 

Dans le yoga, comme dans la méditation, tout changement commence par un changement intérieur. 

Pour aller plus loin :

Vous pouvez suivre Béatrice sur Linkedin, en attendant la sortie de son site internet. Elle enseigne le yoga aux particuliers en région parisienne ainsi que des ateliers QVT aux entreprises.

A lire et a relire cet été

Parce que certains nous connaissent depuis peu et parce que d’autres vont avoir un peu de temps libre les prochaines semaines, nous vous avons concocté un récap de nos articles et des liens qui s’y trouvent, vers des livres, des émissions radio, vidéos et conférences, il y a de tous les formats.

LA Créativité

Un peu de poésie

Définition de la créativité

Sommes-nous tous créatifs ? Qu’est ce que la créativité ?

Des outils d’aide à la créativité

hypersensible-definition-hypersensibilite-definition

L’identité

La multipotentialité qu’est ce que c’est ?

Connaissance de soi

Mieux se connaître grâce à une couleur ?

Notre relation au temps

Un article sur notre rapport au temps, qui nous joue des tours jusqu’à parfois nous faire souffrir.

notre rapport au travail

trouver sa zone de génie

la vulnérabilité

Le développement personnel

Hypersensible, et alors ?

Le perfectionnisme, cette plaie

Le cerveau est un magnifique outil qui permet à l'humain de pouvoir s'adapte

La plasticité : le pouvoir du changement

la plasticité

Mieux connaître l’inconscient

se reconvertir

Dans l’article sur la reconversion professionnelle, le lien vers le site des déviations.

Les relations toxiques au travail

Un témoignage sur le pervers narcissique dans le monde du travail.

Prendre la décision de changer

des techniques qui aident le changement

DES TECHNIQUES QUI AIDENT

Et vous ? Que lirez-vous ou quelle conférence regarderez-vous ces prochaines semaines ?

pourquoi et comment ne plus être perfectionniste

comment ne plus etre perfectionniste

Je vais parler de la recherche de la perfection, plutôt dans le travail, même si ça me parait applicable à tous les domaines de sa vie..
Jeune, je croyais que mon perfectionnisme était mon allié. Il me permettait dans le travail de me démarquer. C’était certainement vrai.
Mais les choses changent.
Ces dernières années j’ai fait la découverte inverse : j’ai fini par comprendre qu’il était mon pire ennemi et que je devais m’en débarrasser pour survivre en entreprise.
J’ai vu ses dégâts sur certains collaborateurs atteints de ce que j’ose appeler aujourd’hui une tare. Leurs difficultés à s’adapter à leur environnement jour après jour.

Pour moi le perfectionnisme est du même ordre que le présentéisme en entreprise. Il est à la mode et bien vu, jusqu’au jour où on comprend qu’il sert moins qu’il ne dessert, alors il devient dépassé.

Et se débarrasser du perfectionnisme n’est pas chose aisée.

Les causes du perfectionnisme

  • D’une manière générale, cela proviendrait de l’héritage de nos ancêtres qui éprouvaient le souhait de s’améliorer et ainsi inventaient de meilleurs outils pour assurer leur survie.  Cette thèse est abordée dans un ouvrage de John R. Skoyles, « The Evolutionary Psychology of Perfectionism  » . Cela fait référence au perfectionnisme comme une recherche d’évolution (nécessaire pour survivre, pour vivre mieux) qui amène à l’innovation. Le perfectionnisme dont traite cet article concerne plutôt la tendance excessive à rechercher la perfection.
  • Le terrain familial bien sûr ! La transmission d’un trait de caractère par les parents ou bien une éducation autoritaire ou bien les deux. Nous pensons donner à notre enfant le goût de l’effort et du travail bien fait. Mais nous lui transmettons notre peur de l’échec.

Pourquoi le perfectionnisme est-il un problème ?

Le perfectionnisme crée un décalage

Imaginons être les roues d’une voiture. Des roues de Formule 1. Seulement le reste de l’équipe, les gentes, le moteur, le conducteur ne sont pas du même modèle. Ils sont plutôt Renault 5. L’incompréhension est grande. Nous n’avançons pas à la même vitesse. Nous n’avons pas les mêmes ambitions. Notre niveau d’exigence est différent.

Le perfectionnisme génère de l’insatisfaction

A moins de travailler seul (et encore !), l’entreprise est signe de collaboration. Il faut composer avec les autres. Cela amène le perfectionniste à penser que son entourage n’avance pas comme il faut. Alors qu’il s’agit juste d’une perception différente des choses. Toujours est-il qu’il souffre car les résultats ne sont pas ceux escomptés. Difficile pour lui de déléguer.
Cette insatisfaction va se muer en stress et anxiété.
Le bonheur total n’existe pas. En entreprise encore moins. L’insatisfaction évoquée précédemment vécue de manière quotidienne n’est pas supportable. D’apparence bénignes, le stress et l’anxiété tuent à petit feu.

Le perfectionnisme rend l’action difficile

Il est dit que le perfectionnisme pousse à la procrastination. Admettons que vous soyez entrepreneur. Votre succès réside dans l’action. Mais celle-ci se fait parfois rare parce que vous avez peur d’échouer ou de montrer quelque chose d’imparfait. Vous allez travailler, retravailler cette maquette jusqu’à ce que vous la trouviez parfaite, avant de la présenter. Etre exigent, c’est bien, attendre quelque chose qui n’arrivera jamais, c’est moins bien : qu’est ce que la perfection ? Cela n’est pas un comportement productif.

«Le perfectionnisme peut conduire à une quête compulsive et ininterrompue de buts irréalistes, altérant productivité, efficacité, relations sociales et menant à l’insatisfaction permanente et souvent au burn-out»

Dr Frédéric Fanget

Comment se débarrasser du perfectionnisme ?

Prendre conscience de son travers

Quatre signes qui peuvent vous mettre sur la voie ;

  • Une tendance à juger, négativement, soi même et les autres. La personne souffrant de son perfectionnisme se l’inflige d’abord à elle même.
  • Une envie de plaire qui remonte l’enfance. Il se peut que l’entourage ait encouragé l’enfant à réussir, il se peut qu’il réussisse naturellement, bref la réussite deviendra le leitmotiv du futur perfectionniste.
  • Du mal à supporter l’erreur, d’ailleurs peu de chance que le perfectionniste en fasse.
  • Les symptômes décrits ci-dessus : insatisfaction permanente, impression d’un décalage avec les autres, stress et anxiété, surtout face à l’échec.

Baisser son seuil d’exigence

Au final tout tourne autour de notre capacité d’adaptation

Quand nous nous rendons compte que notre comportement n’est pas adapté à notre environnement.

Lâcher prise

Lâcher prise ; dans le sens d’être moins exigeant, si la perfection n’est pas atteinte ce n’est pas grave, parce que ça n’est pas la norme autour de nous.
Il se peut que le perfectionnisme soit pathologique (toute imperfection est inacceptable) alors un changement s’impose.

Et si le problème ne venait pas de vous ?

Avant de remettre son mode de fonctionnement en question, cela vaudrait la peine de bien se demander :
– Suis-je vraiment trop perfectionniste ?
– Est-ce vraiment une pathologie (un trouble qui me dérange dans mon quotidien) ?
Ou bien
– Est-ce que je me trouve au mauvais endroit ?

Parfois, nous ne sommes pas dans la bonne entreprise et il se peut qu’il faille simplement changer d’environnement :nous sommes peut-être simplement exigeant et c’est la culture d’entreprise qui ne convient pas ; en intégrer une pour qui le seuil d’exigence sera plus élevé conviendra mieux.

Et vous ? Pensez-vous être perfectionniste ? En connaissez-vous ? Quelle est votre expérience ?

Pour aller plus loin :
Lien vers le livre du Dr Frédéric Fanget traitant du sujet ,  » Toujours Mieux !  »

Développement personnel : la nouvelle arnaque à la mode ?

Le développement personnel, une arnaque ?

Aujourd’hui il y a des coachs en tout. En nutrition, en éducation, en reconversion, coach de vie … Souvent des personnes dans une seconde partie de vie, après une carrière professionnelle, mais cela concerne même de jeunes personnes sortant de l’école ! Pas question d’en vouloir à ces jeunes individus souhaitant aider leur prochain mais est-il possible de guider l’autre en ayant si peu d’expérience de la vie ?

Les livres de développement personnel font la une dans toutes les librairies. Les sites web, les formations sur le web fleurissent ; tout pour que vous vous sentiez mieux.

Comment faire le tri ? Est-ce devenu tellement lucratif que rien ne vaut plus d’être entendu ou lu ? Tout a-t-il déjà été dit ?

Qu’est-ce que le développement personnel ?

Le développement personnel est un ensemble hétéroclite de pratiques, appartenant à divers courants de pensées, qui ont pour objectif l’amélioration de la connaissance de soi, la valorisation des talents et potentiels, l’amélioration de la qualité de vie personnelle, la réalisation de ses aspirations et de ses rêves.

Définition du développement personnel sur Wikipedia

En fin de compte, pas de quoi être surpris de son succès, si ? Le développement personnel, n’est-ce pas une des composantes de recherche du bonheur ?

Développement personnel : miracle ou arnaque ?

Ni l’un ni l’autre !

Pour Julia de Funes, philosophe et conférencière, il s’agit d’une imposture : impossible de se réinventer lorsqu’on est bordé par un coach ou par une recette miracle : La confiance en soi en 10 leçons, 3 ingrédients pour recette du bonheur … Tous ces manuels sont formatés, alors que le développement personnel se voudrait « personnel » justement…

Elle suggère de s’appuyer sur ce que disaient les grands penseurs, les philosophes, remontant pour certains à l’antiquité, pour se faire une opinion sur les choses, plutôt que sur tous ces nouveaux gourous du moi. La philosophie questionne et permet à chacun de se faire sa propre pensée, elle veut élever l’homme et le rendre libre.

Ici nous sommes d’accord avec Julia de Funes. Il est important de cultiver son esprit critique et sa libre pensée. Un coach ne doit pas vous dire qui vous êtes, il ne doit pas non plus se mettre dans la peau du thérapeute. Le thérapeute quant à lui doit mesurer sa responsabilité vis à vis de la personne lui demandant une aide. Tellement de thérapeutes fleurissent çà et là, aux techniques très diverses, normal de s’interroger.

Nous aimons la philosophie (du grec ancien, amour de la sagesse, amour de la science) qui réfléchit sur le monde de la pensée pour accéder au monde de la sagesse ou mieux comprendre le sens de la vie. Sans oublier que la philosophie a aussi ses dérives ! Certaines sectes n’hésitent pas à s’en servir.

A quoi ? A qui se fier pour se faire accompagner ?

A son 👀 Esprit critique 👀 !

Ne rejetons pas tout en bloc pour autant. Il convient d’avoir un œil critique envers ce que nous découvrons. Nous aimons lire certaines œuvres qui nous feront du bien, tester certaines techniques qui nous accompagneront vers le changement tant désiré. Nous adorons autant le développement personnel que la philosophie, la philosophie n’étant pour nous qu’un moyen parmi d’autres d’accéder à un épanouissement et à une meilleure connaissance de nous-même. Nous apprécions l’idée de partager avec d’autres ce que nous avons appris afin de les faire profiter des bénéfices.

Peut-être cette recette a marché avec nous mais ne marchera pas avec vous ?  Nous sommes tous différents. Le développement personnel ne connait pas de règle applicable à tous. Puisque d’ailleurs ce terme contient le mot « personnel », antinomique d’une certaine standardisation. Et pour autant si on n’en parle pas, si on ne partage pas ses découvertes, comment en faire profiter les autres ?

Selon nous, c’est la connaissance de soi couplée à un esprit critique ainsi qu’un peu de curiosité qui vous guideront vers les bons outils et les bonnes personnes.
Mieux on se connaît mieux on saura si telle ou telle technique est susceptible de nous convenir.

En dehors de la technique, il y a l’homme, le coach, le thérapeute, quelle est sa promesse ? M’a-t-il été recommandé ? Fait-il écho à ma propre recherche du bonheur, est-il crédible à mes yeux ? Quelle méthode me propose-t-il ? Le doute subsiste ? Rien ne vous empêche de vérifier sa formation. Il ne s’agit pas de se méfier de tout et de tout le monde, un « bon coach » va vous guider merveilleusement et ce sera un accélérateur d’épanouissement. Il serait dommage de s’en priver.

Les dérives liées au développement personnel

Pas de garantie de résultat à 100% mais quel mal y a-t-il à tester une nouvelle méthode d’organisation, une pratique pour améliorer sa santé …

Pas de mal à se faire du bien !

Il y a les dérives sectaires, celles de praticiens ou auteurs peu efficaces, mais il y a aussi le danger qui vient de nous, en tant que personne intéressée par le développement personnel.

Auto centrage

A trop y réfléchir nous en oublions le reste du monde ! Oui à la remise en question, oui à la quête du bonheur, mais le bonheur est un ensemble complexe qui ne se situe pas qu’à l’intérieur de nous ! Il ne faut pas tomber dans l’extrême où l’on ne focalise son attention que sur son intériorité.

Culpabilité

A entendre ou lire toutes ces recettes du bonheur, toutes les injonctions ( 🥂 Soyez positifs 🥂 Soyez zen 🥂 Rangez votre maison 🥂 ), on peut se sentir malheureux de ne pas y parvenir. Cela génère des attentes et nous met en situation d’échec.
Nous souhaitons si fort un changement qui ne vient pas (ou pas instantanément comme on peut le lire dans certains livres). Nous nous comparons aux autres et cela nous rend malheureux.

Appliquez-vous à garder en toute chose le juste milieu.

Confucius

Le bon équilibre consisterait à développer/conserver son esprit critique, à intégrer le fait qu’aucune méthode ne peut garantir convenir à tous les individus dans leurs unicités (tant pis si ça ne marche pas avec moi !) et à ne pas démesurément se centrer sur soi, dans une quête sans fin et culpabilisante.

Pour aller plus loin :

Le livre de Julia De Funes sur le sujet Le développement IM-personnel
Lien vers le livre Happycratie de Edgar Cabanas et Eva Illouz sur l’industrie du bonheur

Qu’est-ce que La plasticité ?

À la UneLe cerveau est un magnifique outil qui permet à l'humain de pouvoir s'adapte
Plasticité n.f.
Qualité de ce qui est plastique, malléable.

Le pouvoir du changement : un des sujets (fascinants ?!) qui a inspiré ce blog.
Qui n’est pas concerné par un souhait de changer à un moment ou à un autre de sa vie ? Un petit changement, un grand changement.
Changer. Acquérir une nouvelle compétence, quitter son mari, sa femme et apprendre à vivre seul.e, apprendre à jouer d’un nouvel instrument…
Nous pensons aussi parfois que c’est impossible. Nous baissons les bras.
 » Je suis comme ça. Inutile de vouloir autrement, Changer est trop dur. Je n’en suis pas capable « .

Il y a des centaines de milliards de cellules dans un cerveau humain adulte. Des dizaines de milliards de neurones, cent kilomètres de vaisseaux sanguins. Impressionnant ?

La plasticité cérébrale. Oui, c’est bien cela qui nous intéresse à la séance créative.
La plasticité cérébrale désigne la capacité du cerveau à s’organiser et se réorganiser en fonction de l’expérience et de l’environnement. Elle démontre que le cerveau n’est pas figé une fois pour toutes et qu’il possède de grandes capacités de régénération de fonctions.

La neuroplasticité est une découverte récente

Pour les neurologues et autres scientifiques, et pour la planète entière, les neurones étaient les seules cellules du corps à ne pas se renouveler. Leur création ne s’étendait pas au delà de trois ans. Les schémas entre eux étaient fixes.

Puis des chercheurs ont émis des hypothèses et ouvert la voie. Comme le chercheur argentin Fernando Nottebohm au début des années 1990 qui, étudiant le chant des oiseaux, fit une découverte surprenante : de nouveaux neurones surgissent chaque printemps dans le cerveau des pinsons et cela leur permet de composer d’année en année un nouveau répertoire de chant. 

Les spécialistes étaient sceptiques à chaque nouvelle hypothèse allant dans ce sens.. Il a fallu attendre la fin des années 1990 pour sa véritable découverte, les outils d’imagerie cérébrale à l’appui.

En quoi consiste la plasticité neuronale ?

Les neurones se régénèrent (pendant que d’autres meurent). Les connexions entre les neurones se modifient tout au long de la vie. En cela le cerveau se modifie et s’adapte à son environnement à chaque instant. En fonction des expériences que nous vivons, affectives, psychiques ou autre.
Ces modifications engendrent notre pouvoir d’adaptation, d’acquisition de nouvelles connaissances, compétences, la mémorisation.

La plasticité cérébrale est composée de trois types de plasticités :

1/ La plasticité synaptique

Les synapses sont les liens entre deux neurones. Leur modification influe sur les apprentissages et la mémorisation.

2/ La plasticité neuronale

La plupart des neurones du cerveau sont produits lorsque le bébé est dans le ventre de sa mère (c’est 3 000 neurones à la seconde qui seraient fabriqués dans le cerveau entre le entre le troisième et le septième mois de la grossesse !). Puis certains changent et d’autres meurent au cours de la vie. De nouveaux neurones naissent dans certaines parties du cerveau.

3/ La plasticité des aires cérébrales

Le cerveau est divisé en plusieurs parties appelées « aires cérébrales ». Ces zones sont définies et ont des fonctions spécialisées. Leur taille peut changer selon l’apprentissage de certaines activités.

Qu’est ce que ça change de savoir cela ?

Il y a quelques années j’ai entendu une émission à la radio, une scientifique disait :  » sauf maladie dégénérative, notre cerveau est malléable tout le long de notre vie « .
Un médecin doit savoir ça, d’autres personnes aussi.
Moi je ne le savais pas. Croyez-moi si vous voulez, J’ai garé la voiture, éteint le moteur et ai noté cela dans mon téléphone, J’étais soufflée.

Cela ouvre le champ des possibles, non ?

Notre capacité d’adaptation,

notre capacité à changer,

notre mieux être…

Rien n’est immuable et je peux devenir qui je veux. Certes il s’agit là d’une caricature (surtout Wonderwoman !) mais vous comprenez ce que je veux dire …
Inutile de s’auto flageller parce qu’on est comme ci ou pas assez comme ça. Nous avons été cette personne, aujourd’hui il y a fort à parier que nous en sommes une autre alors demain …
Rappelons-nous : des dizaines de milliards de neurones, des centaines de milliards de cellules … Nous sommes bien plus que cette situation qui ne nous convient pas ou plus.

Faisons-nous un peu confiance.

Prenons conscience de notre merveilleuse nature d’être vivant doté d’un cerveau capable de s’adapter et de se renouveler.

Certes cette plasticité diminue avec l’âge, en fait elle se modifie, la mémoire rapide diminue mais la capacité à prendre de bonnes décisions augmente. Les neurosciences arrivent à expliquer bien des choses, même le fait que l’on devient sage avec l’âge ha ha…

Bichonnons notre cerveau

Bichonnons notre cerveau, bichonnons-nous tout court.

Stimulons nos synapses : elles se renforcent ; dans le cas inverse elles meurent. C’est la raison pour laquelle de nouveaux apprentissages et des exercices de mémorisation sont bénéfiques.
La qualité du sommeil et le stress ont des répercussions sur la plasticité cérébrale.
De même que faire du sport et surveiller son alimentation stimule notre cerveau.

Pour aller plus loin :
http://www.neuroplasticite.com

La place du travail dans l’identité

identité sociale et identité personnelle : un concept dépassé ?

La première question qui nous vient à l’esprit quand on rencontre quelqu’un est « que faites-vous dans la vie ? » Alors, que penser de quelqu’un qui répondrait qu’il n’a pas de travail ?
N’est-il pour autant personne ?

Identité personnelle et identité sociale

Nous héritons de Montaigne aux XVIème siècle ce concept de dualité au sujet de l’identité. Il avait la conviction que nous avons plusieurs identités : l’identité personnelle et celle dans notre vie sociale.

Il y a l’habit que nous mettons spécialement au travail, le rôle que nous y jouons. Notre appartenance au groupe, au sein d’ une structure sociale, de l’association à laquelle nous adhérons, de l’équipe de sport à laquelle nous appartenons, notre rôle au sein de la société.
Les femmes sont sorties par le passé de leur rôle de femme au foyer et d’épouse pour se réaliser, pour devenir elles-mêmes. Pour jouer un autre rôle, diversifier, complexifier leur identité ? Il y aurait donc un rapport entre la possibilité d’endosser une identité supplémentaire ou bien de ne pas être enfermée dans une identité et l’épanouissement personnel.

A-t-on uniquement deux identités ? Peut-on les dissocier ? Si la réponse à la deuxième question est non, peut-on dire alors que l’on possède plusieurs identités ? On peut peut-être les hiérarchiser pour mieux se connaître.

Sommes-nous notre travail ?

Par ordre d’importance pour les personnes, la valeur travail passerait juste après la valeur famille. Cela prédomine selon la catégorie socio professionnelle de l’individu. Pour les cadres et professions indépendantes, la place du travail dans la définition de l’identité est plus forte.
De même que la famille prend plus d’importance quand on a des enfants.

L'impression d'être quelqu'un.
Avoir un travail et s'y identifier peut permettre à certains de se sentir vivant. Un travail permet de se sentir utile d'abord, d'appartenir à quelque chose, d'avoir sa place dans la société.
Que nous ayons un travail ou non, nous appartenons tous à l'humanité, à l'univers.

S’identifier à son travail : un concept limité

Parfois on fait un travail « alimentaire« , sans conviction profonde, difficile alors de se définir à travers son activité professionnelle.

On peut aussi perdre son travail. Cela m’est arrivé il y a dix ans : Imaginez passer en quelques jours de cadre, indépendant, reconnu par vos pairs, à personne au chômage. C’est la dégringolade. Je n’avais pas perdu que mon travail puisque j’avais du déménager, j’avais tout perdu, enfant sous le bras. La nuit je rêvais de ma vie passée . C’était dur de me voir dans le regard des autres alors que je me débattais pour re-trouver un travail. Je m’étais presque entièrement dévouée à mon travail les années qui avaient précédé, alors qui étais-je tout à coup devenue, à part une mère, je ne le savais plus… La perte du travail s’est transformée en perte d’identité en quelque sorte.

On peut se perdre à force de s’identifier à son travail. J’ai une amie qui occupe un bon poste aux yeux des autres (elle dirige une petite entreprise) mais qui meurt à petit feu dans son emploi. Elle rêve d’un autre travail. Elle a vraiment besoin de renouveau ; de l’extérieur c’est si évident. Le bassin de l’emploi n’est pas fameux où elle réside. Et plus les jours passent à ce poste qui n’est plus fait pour elle, plus elle perd confiance en elle. Et pourtant elle a trop peur de se libérer en choisissant un autre emploi moins « prestigieux », moins qualifié. Ce serait pourtant une libération. Un jour elle m’a dit : que diraient les gens d’une telle « contre évolution » ? Alors elle reste dans son travail où elle s’ennuie et ou elle perd de son éclat chaque jour un peu plus depuis des années.

On rêve son identité parfois grâce au travail … des autres !. J’ai une autre amie qui aime fréquenter des personnes « haut placées ». Elle place toujours dans ses récits : « l’autre soir j’ai dîné avec untel qui est directeur au sein de telle entreprise. » Je sais que pour cette amie c’est vital, d’avoir un mari haut placé, des amis haut placés, elle se sent faire partie d’une autre sphère. Elle se sent importante et c’est très bien ainsi ! Bizarrement elle aussi se laisse mourir dans un poste où elle n’est pas bien traitée et qui la rend un peu malade.

Un concept dépassé mais ancré en nous

Le travail c’est la santé !

Sachant qu’un actif sur 10 est sans travail avec le chômage de masse, sachant que beaucoup de personnes souffrent de mal-être au travail, n’est-ce pas un concept un peu dépassé ?

Au jour où j’écris cet article, je suis sans emploi depuis 10 jours car j’ai choisi de quitter mon travail. Et cet après-midi pour créer un dossier médical, une secrétaire m’a demandé ma profession. J’ai dit « sans profession ». J’ai eu le même sentiment que je disais « sans domicile ».

Et si on prenait les choses dans l’autre sens ?

C’est un sujet abordé dans un post sur la reconversion. L’important serait de trouver le bon équilibre. De ne pas se définir (entièrement) grâce à son travail. En fait ce devrait être l’inverse : définir son travail grâce à qui nous sommes et non le contraire. C’est une petite révolution de penser ainsi.
De même que nous changeons au fil des années, nous pouvons être amenés à devoir changer de profession. Être aligné avec qui l’on est. Aligné, c’est un terme qui revient beaucoup ces temps ci. Il s’agit ici d’aligner son travail avec qui nous sommes, ce qui va demander de se questionner sur son identité personnelle.

Outre la manière de définir son identité, cet article nous amène à nous interroger sur notre manière d’appréhender les autres. Ai-je vraiment envie de connaître cette personne et si oui est-ce son travail qui me dira ce que je veux savoir ? Qu’est ce que je souhaite savoir de cette personne ?

Et vous ? Quelle est l’importance du travail dans votre identité ?
Et dans votre rapport aux autres ?
Laissez nous un com !

Source Etude Insee Enquête histoire de vie 2003
Réécouter l’émission de France Inter, La tête au carré, qui traite de nos différentes identités, si elle existent !

Quand la temporalité devient souffrance

Chacun développe sa propre relation au temps. En fonction de sa culture, de son vécu. C’est quelque chose de personnel. Notre relation au temps évolue dans le temps, en fonction des situations, de notre stress. Peut-être l’avez vous déjà expérimenté, en cas de grande peur il semblerait que le temps ralentisse, notre cerveau souhaitant enregistrer le plus de détails possible. Cette relation au temps évolue aussi pour les autres autour de nous.

Avoir l'impression que tout va trop vite.
Au contraire que rien n'avance assez vite.

Ces deux états peuvent générer au mieux de la frustration, au pire de la souffrance. Dans un cas comme dans l’autre on n’a souvent pas la maîtrise des éléments extérieurs et c’est donc notre propre relation au temps qu’il convient d’interroger.

Avoir l’impression que tout va trop vite

S’écouter

Avoir ce sentiment de manière récurrente signifie sûrement que quelque chose cloche. Avez-vous déjà eu l’impression de courir tout le temps, tellement que vous vous êtes même retrouvé à courir physiquement d’un endroit à l’autre sans vous en rendre compte, pendant votre pause-déjeuner, entre deux rendez-vous… ?

Analyser son temps

Décortiquer son temps, ce que l’on en fait et se demander si cela convient à notre désir profond. Evidemment on ne peut pas ne pas aller chercher les enfants à l’école, les amener au sport puis chez le docteur… Il y a les tâches incompressibles, les indispensables, ce sont les autres qu’il faut scruter à la loupe.
Parfois c’est lié à notre mode de vie en général, il peut y avoir des ajustements à faire.

Agir

La solution revient à prendre le temps (oui, celui qui manque justement), que ce soit au travail ou en général, pour analyser sa gestion du temps et l’améliorer.
Vous pensez que vous ne pouvez pas. C’est un autre problème. Le sujet n’est pas de prendre de longues heures pour soi à ne rien faire mais de cesser de courir, de rayer de son planning les tâches non essentielles afin de l’alléger. Reporter ce qui peut être reporté. Pour éviter l’épuisement.

Vous êtes submergé et n’arrivez pLUs à faire LE TRAVAIL QUE L’ON ATTEND DE VOUS PAR MANQUE DE TEMPS ?

4 conseils difficiles à appliquer mais qu’il est bon de se remémorer quand le temps ne suffit plus à accomplir son travail qu’on soit en entreprise ou à son compte :

  • Organisation

Est-ce qu’y voir plus clair dans vos priorités vous aiderait ? Organisez vos tâches dans un tableau entre ce qui est très important et ce qu’il l’est moins (2 colonnes) à trier en 2 lignes entre ce qui est urgent et ce qui est moins urgent. C’est une façon de prioriser votre travail, en débutant par ce qui est important et urgent etc…

  • Affirmation

Osez dire non, ce n’est pas toujours bien vu mais parfois on n’a guère le choix. Rappelez vous qu’à la longue, si vous êtes continuellement dans la zone rouge, c’est votre santé qui est en jeu.

  • Acceptation

Demandez de l’aide : ne vivez pas cette situation seul dans votre coin et faites-en part à vos collaborateurs, à votre N+1 afin qu’il vous aide à trouver une solution. Vous êtes à votre compte ? Parlez-en à une personne de confiance qui vous donnera son point de vue extérieur.

  • Résolution

Soyez-moins exigeant : accepter de faire moins, moins approfondi, encore une fois vous n’avez pas le choix et vous devez vous adapter à votre environnement, ce sera rarement l’inverse.

Les choses n’avancent pas assez vite

Prendre conscience de son rapport au temps

Le temps ne change pas, une minute est toujours 60 secondes, une seconde reste une seconde. On souhaite et attend un changement. Mais il n’arrivera pas là, tout de suite. Souvent il se fera petit à petit et rien ne pourra y changer. C’est une vérité. Quel est VOTRE rapport au temps ?

Etre plus indulgent

Etre indulgent, envers les autres, envers soi même. Rien ne sert de se rendre malheureux pour quelque chose qui ne dépend pas de nous. Se relaxer et accepter que les personnes et les éléments autour de nous soient dans une dimension temps autre que la nôtre, enfin que celle de notre volonté. Nous sommes parfois pressés ou bien tout va vite dans notre cerveau aussi on s’impatiente, parce que le temps ne s’accélère pas en fonction de nos souhaits et de notre empressement.

Modifier sa relation au temps

Il faut se resituer dans la temporalité, faire la différence entre ce que nous souhaitons, notre impatience, notre horloge interne qui s’accélère, qui nous fait souffrir et peut nous empêcher d’atteindre notre but, et le vrai temps, le temps long, le moyen temps, celui qui amène le changement. Essayer de prendre de recul en visualisant le temps long, le temps qui peut réellement s’écouler entre notre idée de changement, notre décision de changer et le changement qui opère.
En plus de la souffrance engendrée de voir le temps ne pas aller assez vite nous nous éloignons de nous-mêmes et de notre but.

Imaginons une personne qui souhaite perdre 10 kilos. Peu importe son impatience ou son degré de motivation.  Elle ne va pas se réveiller le lendemain et avoir perdu ces kilos même si c’est ce que son cerveau souhaiterait. Ce sera le fruit de longs mois voire de longues années. Un temps long de privations, de sacrifices, d’efforts, de plaisirs et de joies, d’échecs, de multiples changements d’habitudes, petit pas après petit pas.

Que l’on soit dans l’un ou dans l’autre de ces cas de figure, il peut être important de voir que quelque chose ne va pas. Le temps n’y est pour rien, il est ce qu’il est, une minute sera toujours soixante secondes, alors revoyons notre jugement et questionnons-nous.

Prendre un peu de hauteur

Tout va trop vite, le temps manque cruellement, qu’il s’agisse de son travail ou de sa vie en général, ça sent la surchauffe, mieux vaut RALENTIR et revoir ses priorités.
Rien ne va assez vite … prendre aussi de la hauteur, plus de hauteur encore, notre cerveau nous envoie l’illusion que les choses devraient aller plus vite, hors elles vont souvent à la vitesse où elles doivent aller.
C’est en faisant cet effort de distanciation vis à vis de nos pensées que nous parviendrons à nous rapprocher du temps vrai.

Et vous ? Avez-vous déjà vécu une expérience similaire liée au temps que vous voudriez partager ?

Changer : comment prendre la décision ?

Comment faire un choix important

Cela fait des jours que je ne dors plus correctement, mon cerveau ne s’arrête jamais de tourner, il est à plein régime.
Cette décision à prendre me hante, mais c’est la peur qui me paralyse. La peur de ce qui pourrait se passer si je me lance, si je décide sciemment de quitter ce boulot qui ne me rend plus heureuse, pour suivre une nouvelle voie. La peur de l’échec, aussi au fond peut-être la peur du succès, la peur du jugement, la peur de manquer

Après m’être presque convaincue que le choix de la sécurité était le bon choix, c’est un mail de ma coach qui a su enfin dissiper le brouillard dans lequel j’étais happée.
Il comportait un lien vers une vidéo TEDx de Tim Ferris (l’auteur américain du best seller  » La semaine de quatre heures « ) qui parlait de définir ses peurs plutôt que définir ses buts,
En quinze minutes, absolument inspirantes, j’ai pris conscience de ce qui était réellement important dans ce dilemme qui me poursuivait depuis des semaines… Voici pour vous, un débriefe.

Se focaliser sur ses peurs avant de se focaliser sur ses objectifs

Pourquoi se focaliser sur ses peurs ? Parce que c’est la peur qui nous empêche d’avancer et de passer à l’action. En l’occurrence, qu’est-ce qui vous empêche d’avoir cette discussion sérieuse, ou de faire ce choix là plutôt que l’autre…?

La méthode pour définir ses peurs

Il faut tout d’abord, dans cet exercice, faire le tri de ce sur quoi, dans notre problématique, nous avons le contrôle et ce sur quoi nous ne l’avons pas, ce qui n’est pas de notre ressort. Il convient alors de se focaliser uniquement sur ce sur quoi nous avons 100% le contrôle. Dans mon cas, c’est ma décision de changer de travail, même si elle impacte d’autres personnes, j’ai 100% le contrôle sur ce choix.

Tim Ferris explique que cette technique, qu’il a utilisée dans les moments les plus difficiles de sa vie personnelle et de sa carrière professionnelle, l’a aidé à prendre les meilleures décisions, qui ont aussi été les plus difficiles à prendre. Comme il l’explique, nous passons plus de temps à souffrir dans notre imagination que dans la vraie vie. Nous retournons dans notre tête toujours les pires scénarios, la réalité souvent étant moins dure que nos propres illusions. Cette souffrance mentale que nous entretenons ne peut se résoudre dans notre tête si elle continue à être nourrie par nos peurs.

1/ Lister les pires cas de figures

  • Imaginez une décision difficile que vous devez prendre actuellement, qui vous occupe l’esprit. Lister sur une première page de une à vingt des pires choses qui pourraient se passer si vous faites ce choix.
  • Sur une deuxième colonne en face de chaque choix, indiquer une action qui pourrait baisser l’impact si cette chose venait à se passait.
  • Sur une troisième colonne que pourriez vous faire pour réparer la situation si cette chose arrivait ou bien à qui pourriez vous demander du support ou des conseils.

2/ Lister les bénéfices

Sur une deuxième page, faire une liste des bénéfices à faire ce choix, à prendre cette décision.
Il s’agit là sur une dizaine de lignes de lister les cotés positifs, les bénéfices et opportunités ouvertes si vous suivez ce choix.

3/ Evaluer le coût de l’inaction

Cette troisième page est certainement la page la plus intéressante, qui mérite du temps. Sur cette page vous décrivez à quoi ressemblerait votre vie dans 6 mois, ou 12 mois ou plus, si vous ne faites rien, si vous ne faites pas ce choix. Décrivez tous les éléments de votre vie: votre aspect physique, votre santé, votre moral, votre situation financière, votre vie de famille, vie sociale, votre travail…

Ainsi vous aurez une image pondérée de l’impact lié à ce choix. Avec les risques et les filets de sécurité associés versus le risque de ne rien faire.

En ce qui me concerne, la partie que je n’avais jamais vraiment explorée était le coût de l’inaction et c’est celle qui m’a profondément ouvert les yeux. Même si au fond, je le savais, je pouvais apercevoir une ombre à l’horizon, l’ombre de moi-même qui me hantait, si je restais dans cette voie. Cette voie de la raison où je me perdais et m’enterrais un peu plus chaque jour.
C’est sans doute pour cette raison que je ne voulais pas regarder la réalité en face. Car cette vision de ma vie à venir, si je ne faisais rien, me faisait si peur que la considérer revenait à prendre cette décision de changer (changer, cette autre décision qui réveillait toutes mes peurs…).
Mais une fois tout posé sur le papier, il m’a paru évident que le plus gros risque que je prenais était celui de ne rien faire.

Comme le dit Tim Ferris, le choix le plus difficile à faire est certainement le bon. Nos plus grosses peurs cachent les plus gros enjeux et les plus gros challenges ne se résolvent pas avec des conversations faciles.

 « Easy choices, Hard Life. Hard choices, easy life »

Jerzy Gregorek

Maintenant, posez vous la question : dans quels éléments de votre vie il est aujourd’hui plus important de définir vos peurs, plutôt que vos objectifs ?

Pour aller plus loin :

Le lien vers le TEDx de Tim Ferris.

J’ai rencontré un pervers narcissique

J’ai rencontré un pervers narcissique.
Le problème c’est que je m’en suis rendue compte cinq années après l’avoir côtoyé quasi quotidiennement.
Un autre souci c’est que c’était ma boss.

On parle du pervers narcissique dans le couple mais très peu dans le travail.

J’ai compris alors que je quittais l’entreprise, en parlant avec une inspectrice du travail. Ça a fait tilt. Elle a mis un mot sur ce que je/on vivais/ait depuis tant d’années. A ne pas savoir ce dont il s’agissait, à culpabiliser que cela vienne de nous, à devenir dingue à cause de notre travail. Cette inspectrice m’a dit « ce que vous décrivez est exactement la définition qu’il y a dans les livres du pervers narcissique ».

Vous savez quand quelque chose vous travaille, profondément, depuis longtemps et que quelqu’un que vous croisez, par hasard ou pas, un inconnu à vos yeux, met des mots dessus aussi simplement que ça.

CA FAIT BOUM ! EN PLEINE FACE.

J’ai rencontré un pervers narcissique mais je ne me suis rendue compte de rien parce que je me croyais plus maligne. Cette femme brillait par son incompétence, je l’aidais au début puis je me suis mise à la former, je la coachais. Enfin c’est ce que je croyais, j’en étais même flattée. En réalité je faisais une bonne partie de son travail et j’étais le pompier qui lui sauvait les fesses dans les situations les plus critiques.

Comment reconnaître cette personnalité toxique ?

Le pervers narcissique se met vite en colère

Et puis il y a eu les colères. Les mots durs les regards intimidants. Quand elle était en colère cette femme était dure, froide, elle ne redoutait rien. Elle avait horreur de l’affront. Il fallait se soumettre et je me suis soumise, par commodité, la crèche et l’école à coté, je gérais mes horaires comme je voulais… Je suis rentrée dans son jeu.

Le pervers narcissique ne ressent pas l’empathie

C’est un point qui fait un peu peur. Surtout que personnellement je suis une hyper-empathe. J’ai bien vu qu’elle usait les gens les uns après les autres, toujours le même schéma. Elle promettait une progression, promouvait la personne sans l’accompagner, la laisser seule gérer de nouvelles tâches un nouveau service, les difficultés qui y étaient liées, celles qu’elle-même aurait dû gérer. La personne s’usait, plus ou moins rapidement, et hop poubelle, on passait au suivant. Elle licenciait comme on va aux toilettes.
Malheur à ceux qui n’avaient pas compris qu’il ne fallait pas la brusquer.

Un poison pour l’entreprise

Puis j’ai réalisé qu’elle ralentissait mon travail. Elle n’anticipait pas, elle ne percutait pas quand quelque chose était important. Alors j’allais la voir quotidiennement pour obtenir qu’elle prenne des décisions. Etre ralenti, devoir constamment redoubler d’efforts pour que ses dossiers avancent, ça aussi c’est épuisant à la longue.
Nous avions tous appris à nous passer d’elle la plupart du temps, dans notre quotidien, pour survivre à ses absences et absences de décisions.
Diviser pour mieux régner était sa devise.
C’est égoïste de ma part mais lorsqu’elle était sur quelqu’un d’autre au moins elle n’était pas sur moi.
Maintenant concernant le climat social délétère et le temps qu’il fallait à mettre la moindre petite chose en place, on se doute bien que la productivité de l’entreprise n’était pas au top.

Le pervers narcissique est un comédien né

Tellement bon comédien que ses victimes passent pour des fous à vouloir se plaindre. Çà aussi nous l’avons vécu avec mes collègues. Malheureusement il faut compter parmi ses cibles pour comprendre. Pour les autres, cette femme était une petite chose fragile.

Le pervers narcissique est un séducteur hors-pair

Le N+2 qui nous rendait parfois visite, Certains clients, certains collaborateurs masculins (surtout mais pas que masculins). Elle obtenait ce qu’elle voulait de qui elle voulait. Même de moi. De tout le monde. Elle s’était déjà excusée pour son comportement, presque en pleurant auprès de moi, manifestait de la compassion si je rencontrais une difficulté dans ma vie personnelle. Elle ne séduisait pas elle hypnotisait les gens. Le chant des sirènes.

Le pervers narcissique a deux visages

Sans savoir que cela faisait partie des caractéristiques de cette personnalité déviante et dangereuse, je la surnommais « double face », comme dans Batman. Même en la connaissant c’était très difficile de savoir qu’elle manipulait, jouait la comédie.

Le pervers narcissique est immature

On s’appelait entre collègues avant de lui écrire un email. On avait peur qu’elle se vexe si on n’utilisait pas les bons mots (oui, on avait très peur de cette femme, de la manière dont elle allait nous faire payer une contrariété). Elle ne supportait ni la critique ni la frustration. Quand elle était contrariée elle faisait mine d’avoir du mal à respirer ou bien elle tapait du pied.
Que des comportements pas tout à fait rationnels. C’était qu’un travail, mais on continuait à subir.

Le pervers narcissique ment comme il respire

La seule chose qui lui importait c’était de donner le change. De paraître. Elle mentait, au fil des années elle ne se cachait plus de mentir en ma présence sachant que je savais. Sans gêne. Paraissait évidemment sincère.

de quoi s’agit-il ?

Personnalité toxique, sociopathe et pervers narcissique sont à peu près des termes du langage courant qui désignent un psychopathe. Il ne s’agit pas d’une maladie mentale mais d’un trouble de la personnalité. Nous avons tous des traits psychopathiques en nous (!) mais à des degrés différents. Le pervers a ces traits très développés et n’est pas forcément un tueur en série !

QUE FAIRE FACE A UNe personnalité DE CE TYPE ?

Courage, fuyez !

Je savais que quelque chose clochait, mais je gérais, on se soutenait avec d’autres collègues. Puis les remarques, les reproches et les difficultés à avancer dans mon travail ont commencé à avoir raison de moi. Je posais les premiers arrêts de travail de ma vie car je ne supportais plus y retourner. La voir, entendre ses remarques déplacées. 

Mon compagnon m’a poussée pendant des années à quitter ce travail. Quand je rentrais à la maison j’emmenais mon mal être avec moi. Je me suis épuisée. Les hauts et les bas de madame étaient extrêmement difficiles à gérer.

J’ai tenu bon, j’aimais mon poste, mes collègues, mes clients, je réussissais ce que je faisais dans la boite. J’ai eu un enfant et me suis absentée 6 mois. Je suis devenue déléguée du personnel et elle a fait attention la plupart du temps à la manière dont elle s’adressait à moi.

Préservez vous

Un pervers narcissique ne change pas. Il est et restera votre bourreau. Au fond j’espérais qu’elle changerait ou bien qu’elle serait démasquée. Mais c’est ma santé que j’ai mise en péril. Avant de mettre des mots sur son comportement je n’avais pas pris la mesure de ce qui se passait. Je me suis physiquement fatiguée. Psychologiquement c’est un peu compliqué aussi. Je ne me vois plus travailler pour quelqu’un. Et c’est très difficile d’en parler à l’entourage, je ne vous parle pas du conseiller Polemploi.
Prenez-le plus de distance possible en attendant de vous éloigner définitivement de lui. Évitez toute confidence dont il pourrait se servir contre vous.

Cette femme a passé des années à jouer avec ma personnalité afin d’arriver à ses fins. Elle a fait l’orage, le beau temps, la pluie, l’ouragan. Cela a pris le pas sur ma vie privée. Je suis devenue la femme incapable de parler de son travail, parce que c’était incompréhensible pour une personne extérieure, la femme qui pleurait à chaque visite à la médecine du travail alors que je n’y allais pas dans cet état d’esprit.

J’ai compris que j’avais rencontré un pervers narcissique et que j’allais devoir m’en remettre.

5 raisons d’envisager une reconversion professionnelle

Choisir une nouvelle voie et se reconvertir pour être plus épanoui

Vous avez peut-être une situation enviée de certains, un cdi, un salaire régulier mais le bonheur quotidien n’y est plus.
Ou bien il se peut que vous viviez une période de chômage et sentiez que vous êtes clairement à la croisée des chemins.

Choisir une nouvelle voie et se reconvertir pour être plus épanoui
Choisir une nouvelle voie pour se sentir mieux

Vous pensez à vous reconvertir mais vous hésitez …

Il est probable que nous voulions nous reconvertir et au final nous faisons une bifurcation. Exemple : Je suis dans le domaine commercial et je décide d’aller vers le marketing. Parfois il n’y a même pas besoin de changer d’entreprise, une simple mutation interne et le tour est joué… C’est à cause de l’ennui, nous avons fait le tour de son poste et vient l’envie d’apprendre autre chose. Peu d’obstacles à l’horizon. 
L’autre reconversion, « la vraie », va demander un peu plus de réflexion. Ce n’est plus une bifurcation mais une déviation.

Pourquoi vient le temps de la reconversion ? Comme tout changement, parce que c’est la fin de quelque chose, d’un cycle.

La reconversion est une espèce de ré-alignement nécessaire.

Aujourd’hui on pourrait vous proposer le poste qui vous faisait rêver il y a dix ans : vous correspond-il toujours ?

5 raisons qui devraient vous convaincre que c’est le moment de vous reconvertir

1. Vous ne vous reconnaissez plus vraiment

Quel que soit votre situation professionnelle actuelle, vous pensez qu’elle ne vous convient plus. Elle convient peut-être à la personne que vous étiez avant, mais pas à celle que vous êtes aujourd’hui. Nous changeons avec le temps, nos besoins aussi, nos valeurs. Pour cette raison il arrive que nous ayons un sentiment de perte de sens. Vous ne vous sentez plus aligné avec votre travail. Posez vous la question : cela vient-il de mon travail en lui même ? de mon environnement de travail ? Des deux ?

2. Vous êtes moins productif

Vous sentez que vous n’êtes pas aussi performant qu’avant dans votre travail, la routine vous pèse et nuit à votre moral, à votre santé, peut-être même que vous êtes souvent fatigué sans en connaître forcément la raison. Pas de secret, la forme réside dans l’équilibre esprit et corps, nous avons beau avoir une hygiène de vie irréprochable, si psychologiquement nous ne sommes pas bien dans nos baskets, notamment parce que notre travail ne nous convient plus, cela se ressent sur la forme physique. Le corps indique que quelque chose cloche dans notre mode de vie.

3. L’idée germe en vous

Vous rêvez de temps à autre d’un ailleurs, d’être quelqu’un d’autre, pourquoi pas même ! soyons fous ! de faire quelque chose qui serait utile au monde (si ça n’est pas déjà le cas !). Vous avez envie de tenter d’être votre propre patron ? De créer votre activité ? Une petite voix à l’intérieur vous chuchote quelque chose, au lieu de la faire taire, intéressez-vous à elle : que vous dit-elle ?

4. Pire que cela

Plus le temps passe et vous vous apercevez que l’idée ne fait pas que germer en vous. Vous y pensez tout le temps, vous voulez du changement dans votre vie professionnelle (sans forcément savoir quoi !). Là encore écoutez-vous. Cela peut aussi venir du fait que le malaise dans votre travail actuel est plus profond que vous le pensez. Le changement est sûrement nécessaire.

5. Vous êtes aventureux

Lorsque nous faisons le choix de la reconversion en visant l’épanouissement personnel, on va chercher ce qui se rapproche de qui nous sommes vraiment. Car faire 20 ans quelque chose avec plaisir parce que ça nous ressemble est plus facile que si ça n’est pas le cas. Vous allez donc devoir passer par la case introspection 👀. Et là attention, chamboulement des croyances : la quête de soi. Vous allez peut-être devoir ouvrir certaines portes : vous ne savez pas quand ni si vous les refermerez.

Une idée sans exécution est un songe.

Saint-Simon

Que faire face à une envie de reconversion ?

Prendre du recul

Sur le coup, l’idée de la reconversion peut être un peu effrayante, mais prenez un peu de recul : imaginons que vous ayez 40 ans à peu près, il vous reste 20 à 25 ans à travailler, autant faire quelque chose qui vous plait vraiment vous ne croyez pas ? Vous avez 30 ans ? l’argument n’en est que plus valable.

Dompter la peur

La suite du chemin sera pavée de peurs, que nous appellerons croyances limitantes. Le job sera de les identifier et de les combattre et c’est finalement ça le plus compliqué.
Les croyances limitantes ressemblent à ça : « ça n’est pas le bon moment », « je n’y arriverai jamais », « on ne doit pas quitter un cdi pour faire une activité incertaine », « ça n’est pas pour moi, je ne suis pas capable », c’est un peu la peur représentée par des petites phrases qui viennent dans votre tête pour vous empêcher d’avancer.

être inspiré

Au contraire, vous avez besoin de vous inspirer au maximum d’exemples de reconvertis heureux : allez visionner des témoignages sur le site des déviations.

être créatif

Le chemin de la reconversion n’est pas aisé, il demande du travail et de l’assiduité. Cela vous emmènera peut-être vers une destination sur laquelle vous n’auriez pas misé au départ, c’est aussi l’intérêt de la démarche.
Vous aurez sûrement des doutes, des remises en question, comme évoqué plus haut des peurs, mais le fruit de ce labeur en vaudra la peine. C’est un investissement sur l’avenir et sur votre épanouissement personnel, parfois même sur votre santé mentale.

Même Polemploi le dit, avec la révolution numérique, avec nos changements de modes de vie, 85% des métiers de 2030 n’existent pas. N’ayons pas peur d’être créatifs.

Se faire accompagner

Bilan de compétences (possibilité de prise en charge), coaching en reconversion, des accompagnements existent.
Ils sont effectués par des spécialistes qui vous aideront à vous trouver si vous êtes dans le flou.

Passer à l’action

Enfin, et c’est peut-être là la clef, de passer à l’action. Des pensées aux actes. Car une idée sans exécution reste un songe. Certes il faut calculer quelle prise de risque vous pouvez vous permettre en fonction de votre situation.
Mais osez, osez faire la démarche de vous faire accompagner, vous inscrire à une formation, quitter ce job dont vous êtes lassé.
Vous n’y arrivez pas ? Commencez par un petit changement. D’autres viendront. Ce sera le début d’une nouvelle aventure.

Pour aller plus loin :
Dans la catégorie de ce blog appelée Plasticité, vous trouverez plusieurs articles et conseils concernant le pouvoir du changement. Idem dans notre cahier spécial changement ‘ »Changer de vie, se changer soi … Comprendre le changement » que vous recevez lors de votre abonnement au blog. Vous ne l’avez pas reçu ? Regardez dans vos spams ou envoyez nous un email.

Source :
Polemploi : 85% des métiers de 2030 n’existent pas

La reconversion vous y pensez ? Vous avez franchi le pas ? Laissez-nous un com si vous souhaitez partager votre histoire

Connaître et apprivoiser son inconscient

On a tous eu à un moment un élan de motivation pour changer quelque chose dans notre vie, une chose minime ou plus conséquente, avec la réelle volonté de le faire, avec peut-être même des papillons d’excitation dans le ventre !
Puis quelques jours ou juste quelques heures ont passé et cette idée géniale est… retombée comme un soufflet, nous laissant de retour à la case départ.
Cela a pu être : commencer un régime qui n’a pas marché ou qui nous a fait prendre plus de poids au final, s’inscrire dans une salle de sport pour ne plus y aller au bout d’un mois, promis de quitter ce boulot et ne jamais le faire, oser parler à ce collègue que l’on aime en secret que l’on n’ose toujours pas approcher….

Et si vous découvriez enfin pourquoi cela vous arrive ?
Et surtout si je vous donnais les clés pour le changer, pour reprendre le contrôle de vos pensées et de ce fait, transformer votre vie, ça vous intéresse ? Alors restez sur cette page, car cerise sur le gâteau, c’est d’une déconcertante simplicité !

D’où vient cette petite voix intérieure qui nous ramène à la «  réalité  » ?

Cette voix est une manifestation de notre inconscient. Pour rappel cette part d’ombre représente à elle seule 95% de notre activité cérébrale. Ce que l’on fait au quotidien, nos gestes, paroles, pensées, tout ça ne représente que 5%, oui c’est un peu incroyable.

Visualisez l’inconscient comme un énorme ordinateur où notre conscient, ne serait que l’écran de cet ordinateur. 

Et cette voix qui nous parle tel le petit diable des dessins animés ? Cette voix c’est la verbalisation des programmes de notre inconscient. C’est une de ses façons de communiquer avec nous. Ce que je vais partager ci-dessous, va paraître simple mais c’est d’une importance capitale, je dis bien capitale puisque c’est de là que réside notre capacité à prendre le contrôle de nos pensées.

3 règles à connaître concernant l’INCONSCIENT

1. l’inconscient fera toujours ce qu’il pense être le mieux pour nous

Depuis des milliers d’années, notre survie a reposé sur deux émotions principales, la peur et le plaisir. Pour faire court, la peur nous a permis de fuir devant le danger, le plaisir de nous nourrir, de nous reproduire, c’est donc notre programme le plus ancien. Le rôle de notre inconscient est de nous protéger, et pour cela il fera tout pour nous éloigner de ce sentiment de peur pour nous ramener vers ce qui nous réconforte.

J’aimerais parler en public, mais cela me fait peur et quand j’essaie, ma voix se bloque, mon corps ne répond pas. L’inconscient envoie un message à notre corps pour nous empêcher de faire ce qui nous fait peur, pour fuir le danger.

2. L’inconscient croit tout ce qu’on lui dit

Son langage à lui ce sont les émotions. Il fait des associations emotivo-visuelles, il associe l’émotion que vous ressentez quand vous pensez à quelque chose. La visualisation est un moyen extrêmement puissant, que nous utilisons sans même nous en rendre compte chaque minute. 

Je vois une plaquette de chocolat, je fonds de plaisir : l’’inconscient enregistre çà il associe, chocolat et énorme plaisir. Il enregistre aussi mon dégoût des épinards. Il enregistre les mots, comme quand je me dis ‘ » je suis nulle en maths  » ,‘ » ce travail me tue’  » , « plutôt mourir que d’aller la voir « ’…

Nous n’en avons pas conscience mais tout cela est enregistré tel quel. Imaginons notre inconscient tel un greffier de tribunal, sans sens de l’humour ni ironie, il écrit tout et inclut tout dans ses programmes neuronaux.

3. l’inconscient n’aime pas l’inconnu

Pourquoi ? Parce qu’il écrit tous ses programmes basés sur notre expérience de vie, il en déduit des liens de cause à effet a partir d’éléments connus, pour notre propre protection et survie. Dans les dédales de nos pensées ou logiques, il nous ramène toujours vers une situation que l’on connait bien, même si celle ci ne nous convient plus. D’où la difficulté de commencer quelque chose de nouveau, car notre inconscient joue contre nous. Il fera tout pour nous ramener vers ce qu’il connait, ou plutôt vers ce qu’il a dans ses programmes, c’est à dire ce avec quoi vous l’avez nourri.

Voilà pourquoi quand on rêve de se lancer dans cette aventure, ce nouveau boulot, rencontrer ce nouvel homme, notre inconscient nous rappelle à l’ordre, dans le seul but de nous protéger. 
Sauf qu’aujourd’hui en tant qu’adulte, nous sommes toujours animés par des programmes obsolètes… qui nous empêcher d’avancer.

comment apprivoiser son inconscient et reprendre le contrôle ?

Convaincre son inconscient

Le convaincre de ce que l’on veut vraiment.
 » Je voudrais maigrir mais j’ai peur de ne plus manger ce que je veux manger  » (message pour l’inconscient ici : mon réel désir reste le plaisir de manger).  Il est faut être clair avec soi même sur la réelle priorité et s’en convaincre à 100%, si une porte reste ouverte, bonjour à l’auto-sabotage.

DUPER SON inconscient

En créant de nouvelles associations d’images et émotions.
J’associe la salade avec le plaisir d’enfiler le jean que je rêve de porter, et a contrario quand je regarde le chocolat, je lui colle une image de moi avec le poids que je ne voudrais jamais atteindre…
J’utilise des mots positifs pour la salade et des mots négatifs pour le chocolat. L’inconscient mettra à jour ses programmes avec ces nouvelles informations, et comme par magie, ce qui jusque-là semblait impossible, devient absolument naturel.

Rendre le non-familier, familier

De là viennent les fameux 21 jours pour ancrer une nouvelle habitude, Pourquoi ? Pour que notre inconscient devienne familier avec ce nouveau programmeVous voulez arriver à parler en public ? Ecrivez partout (téléphone, post it…) que vous êtes un excellent orateur, que vous avez cette capacité innée de vous exprimer, à force de voir ce message l’inconscient va l’intégrer, il apprend par répétition.

Oui, c’est aussi simple que ça, allez on teste ?
Rendez-vous dans 21 jours et venez partager votre expérience ici ! 

Pour aller plus loin :
Cet article s’est inspiré de la méthode de Rapid Transformational Therapy de Marisa Peer.