Quand la temporalité devient souffrance

Chacun développe sa propre relation au temps. En fonction de sa culture, de son vécu. C’est quelque chose de personnel. Notre relation au temps évolue dans le temps, en fonction des situations, de notre stress. Peut-être l’avez vous déjà expérimenté, en cas de grande peur il semblerait que le temps ralentisse, notre cerveau souhaitant enregistrer le plus de détails possible. Cette relation au temps évolue aussi pour les autres autour de nous.

Avoir l'impression que tout va trop vite.
Au contraire que rien n'avance assez vite.

Ces deux états peuvent générer au mieux de la frustration, au pire de la souffrance. Dans un cas comme dans l’autre on n’a souvent pas la maîtrise des éléments extérieurs et c’est donc notre propre relation au temps qu’il convient d’interroger.

Avoir l’impression que tout va trop vite

S’écouter

Avoir ce sentiment de manière récurrente signifie sûrement que quelque chose cloche. Avez-vous déjà eu l’impression de courir tout le temps, tellement que vous vous êtes même retrouvé à courir physiquement d’un endroit à l’autre sans vous en rendre compte, pendant votre pause-déjeuner, entre deux rendez-vous… ?

Analyser son temps

Décortiquer son temps, ce que l’on en fait et se demander si cela convient à notre désir profond. Evidemment on ne peut pas ne pas aller chercher les enfants à l’école, les amener au sport puis chez le docteur… Il y a les tâches incompressibles, les indispensables, ce sont les autres qu’il faut scruter à la loupe.
Parfois c’est lié à notre mode de vie en général, il peut y avoir des ajustements à faire.

Agir

La solution revient à prendre le temps (oui, celui qui manque justement), que ce soit au travail ou en général, pour analyser sa gestion du temps et l’améliorer.
Vous pensez que vous ne pouvez pas. C’est un autre problème. Le sujet n’est pas de prendre de longues heures pour soi à ne rien faire mais de cesser de courir, de rayer de son planning les tâches non essentielles afin de l’alléger. Reporter ce qui peut être reporté. Pour éviter l’épuisement.

Vous êtes submergé et n’arrivez pLUs à faire LE TRAVAIL QUE L’ON ATTEND DE VOUS PAR MANQUE DE TEMPS ?

4 conseils difficiles à appliquer mais qu’il est bon de se remémorer quand le temps ne suffit plus à accomplir son travail qu’on soit en entreprise ou à son compte :

  • Organisation

Est-ce qu’y voir plus clair dans vos priorités vous aiderait ? Organisez vos tâches dans un tableau entre ce qui est très important et ce qu’il l’est moins (2 colonnes) à trier en 2 lignes entre ce qui est urgent et ce qui est moins urgent. C’est une façon de prioriser votre travail, en débutant par ce qui est important et urgent etc…

  • Affirmation

Osez dire non, ce n’est pas toujours bien vu mais parfois on n’a guère le choix. Rappelez vous qu’à la longue, si vous êtes continuellement dans la zone rouge, c’est votre santé qui est en jeu.

  • Acceptation

Demandez de l’aide : ne vivez pas cette situation seul dans votre coin et faites-en part à vos collaborateurs, à votre N+1 afin qu’il vous aide à trouver une solution. Vous êtes à votre compte ? Parlez-en à une personne de confiance qui vous donnera son point de vue extérieur.

  • Résolution

Soyez-moins exigeant : accepter de faire moins, moins approfondi, encore une fois vous n’avez pas le choix et vous devez vous adapter à votre environnement, ce sera rarement l’inverse.

Les choses n’avancent pas assez vite

Prendre conscience de son rapport au temps

Le temps ne change pas, une minute est toujours 60 secondes, une seconde reste une seconde. On souhaite et attend un changement. Mais il n’arrivera pas là, tout de suite. Souvent il se fera petit à petit et rien ne pourra y changer. C’est une vérité. Quel est VOTRE rapport au temps ?

Etre plus indulgent

Etre indulgent, envers les autres, envers soi même. Rien ne sert de se rendre malheureux pour quelque chose qui ne dépend pas de nous. Se relaxer et accepter que les personnes et les éléments autour de nous soient dans une dimension temps autre que la nôtre, enfin que celle de notre volonté. Nous sommes parfois pressés ou bien tout va vite dans notre cerveau aussi on s’impatiente, parce que le temps ne s’accélère pas en fonction de nos souhaits et de notre empressement.

Modifier sa relation au temps

Il faut se resituer dans la temporalité, faire la différence entre ce que nous souhaitons, notre impatience, notre horloge interne qui s’accélère, qui nous fait souffrir et peut nous empêcher d’atteindre notre but, et le vrai temps, le temps long, le moyen temps, celui qui amène le changement. Essayer de prendre de recul en visualisant le temps long, le temps qui peut réellement s’écouler entre notre idée de changement, notre décision de changer et le changement qui opère.
En plus de la souffrance engendrée de voir le temps ne pas aller assez vite nous nous éloignons de nous-mêmes et de notre but.

Imaginons une personne qui souhaite perdre 10 kilos. Peu importe son impatience ou son degré de motivation.  Elle ne va pas se réveiller le lendemain et avoir perdu ces kilos même si c’est ce que son cerveau souhaiterait. Ce sera le fruit de longs mois voire de longues années. Un temps long de privations, de sacrifices, d’efforts, de plaisirs et de joies, d’échecs, de multiples changements d’habitudes, petit pas après petit pas.

Que l’on soit dans l’un ou dans l’autre de ces cas de figure, il peut être important de voir que quelque chose ne va pas. Le temps n’y est pour rien, il est ce qu’il est, une minute sera toujours soixante secondes, alors revoyons notre jugement et questionnons-nous.

Prendre un peu de hauteur

Tout va trop vite, le temps manque cruellement, qu’il s’agisse de son travail ou de sa vie en général, ça sent la surchauffe, mieux vaut RALENTIR et revoir ses priorités.
Rien ne va assez vite … prendre aussi de la hauteur, plus de hauteur encore, notre cerveau nous envoie l’illusion que les choses devraient aller plus vite, hors elles vont souvent à la vitesse où elles doivent aller.
C’est en faisant cet effort de distanciation vis à vis de nos pensées que nous parviendrons à nous rapprocher du temps vrai.

Et vous ? Avez-vous déjà vécu une expérience similaire liée au temps que vous voudriez partager ?